Catastrophes naturelles : Le programme GARD lancé à Madagascar

Jacaranda
Le programme GARD ambitionne d’apporter une complémentarité et une amélioration aux plans d’urgence des aéroports internationaux gérés par ADEMA.

La Grande Île est le premier pays de la sous-région à bénéficier du programme GARD ou « Get Airports Ready for Disaster ».

La survenue  de catastrophes naturelles expose  les aéroports internationaux de la Grande Île à des défis de taille. Gestion des pointes de trafics et charges de vols supplémentaires liés aux services humanitaires et aux réponses aux urgences n’en sont que quelques-uns. Une situation qui pourrait conduire à des catastrophes humanitaires si des mesures adéquates ne sont pas prises. Les défis en question rendent, en effet, difficile les opérations d’acheminement des matériels de secours, le chargement et déchargement des avions de marchandises ou encore la gestion professionnelle des entreposages. Des difficultés vécues par les aéroports internationaux malgaches malgré l’existence de plans d’urgence validés par l’Aviation Civile de Madagascar et qui devraient permettre de meilleures réponses face aux besoins des situations humanitaires. Le lancement de la formation pour le renforcement des capacités des aéroports internationaux de Toamasina, Antsiranana, Mahajanga, Fort-Dauphin et Antananarivo arrive à point nommé. Entrant dans le cadre du programme GARD ou « Get Airports Ready for Disaster » mis en œuvre conjointement par le BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes), Adema (Aéroport de Madagascar), « Deutsch Posts DHL Groupe », OCHA (Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires auprès des  Nations unies) et PAM (Programme Alimentaire Mondial), la formation entend « optimiser les niveaux de préparation des installations aéroportuaires« . Ce, par le renforcement des capacités « des personnes ressources de tous les aéroports et des services centraux pour tous les services concernés ».

Réponse. « Les leçons apprises de l’expérience de Madagascar dans la gestion de la situation d’urgence au lendemain de la catastrophe causée par le cyclone Enawo en 2017 ont mis en évidence la nécessité d’améliorer la capacité des aéroports internationaux du pays« . Propos du Colonel Elack Olivier Andriankaja, Secrétaire Exécutif du BNGRC, qui constituent l’esprit de l’initiative de la mise en place du programme GARD à Madagascar. Ladite mise en place qui est « le fruit de plaidoyer mené par le BNGRC et l’Adema dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de gestion des risques et catastrophes » selon les dires de Marie Dimont, représentante résidente du PNUD ou Programme des Nations Unies pour le Développement à Madagascar. Et qui vise à « optimiser les niveaux de préparation des installations aéroportuaires du pays (…) Ce dans le dessein de rectifier les insuffisances de ces derniers (…) et de faciliter les services humanitaires  » d’après les explications de Herison Andriamihafy, DG  de l’Adema. Il conviendrait de noter que le programme GARD a été mis en place il y a dix ans par une collaboration entre la « Deutsch Posts DHL Groupe » et le PNUD. Un programme qui correspond à  » la prévention globale et des mesures préventives mises à la disposition des aéroports exposées aux défis inhérents aux catastrophes naturelles et à leurs conséquences » selon les dires Yves Andrianarison, directeur pays de « Deutsch Posts DHL Groupe ». S’inscrivant comme une démarche englobant toutes les phases de gestion des catastrophes : préparation situation d’urgence, intervention et réhabilitation, le programme GARD ne serait que bénéfique pour les aéroports internationaux malgaches. Mais surtout pour le pays tout entier qui, de part sa nature d’état insulaire, n’est pas à l’abri des catastrophes naturelles.

José Belalahy

Telma Fibre Vibe

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