Entrepreneuriat : Les femmes s’affirment… elles ont moins peur de l’échec

Jacaranda
12,2% des femmes, des nouveaux entrepreneurs, sont propriétaires et gèrent leurs entreprises de moins de 42 mois.

L’entrepreneuriat féminin est un moyen de développement personnel avant d’être un moyen de subsistance.

En 2018, 12,2% des nouveaux entrepreneurs sont des femmes de 18 à 64 ans, tandis que les 9,6% sont des hommes. Ce qu’on peut lire dans le rapport sur les enjeux et défis de l’entrepreneuriat à Madagascar en 2018. En sa seconde édition et entrant dans le cadre du « Global Entrepreneurship Monitor », le document est le produit du partenariat entre l’INSCAE ou Institut National des Sciences Comptables et de l’Administration d’Entreprises, de l’INSTAT ou Institut National de la Statistique et de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Voulant donner quelques éclairages sur l’entrepreneuriat féminin à Madagascar, le rapport note que les « intentions entrepreneuriales des femmes sont en hausse pour l’année 2018″. Soit, un taux de 39% comparé à celui de 2017 qui a enregistré un taux de 37% ». Une situation qui correspond à « l’émanation de l’affirmation des femmes dans le monde de l’entrepreneuriat », selon les dires de la professeur Claudine Ratsimbazafy, directeur général de l’INSCAE. Le rapport également de noter que « les femmes réussissent mieux que les hommes en affaires (…) elles sont plus résilientes« . Avant de faire savoir que les femmes entrepreneurs se distinguent « par le goût de l’innovation, un sens de l’opportunité plus aigües, l’importance accordée au réseau local, le focus sur le marché social, l’importance du rôle des parties prenantes, et enfin l’ancrage territorial ».

Entraves. Se basant sur la perception de l’entrepreneuriat féminin en fonction de la structure sociale et de la culture, le document de rapport sur les enjeux et défis de l’entrepreneuriat à Madagascar note que, « 26,3% des personnes enquêtées considèrent qu’il existe des entraves à l’insertion des femmes dans les affaires« . Ainsi, le monde économique « discrimine les femmes qui souhaitent entreprendre« . Une situation qui aurait comme origine « le poids culturel et la culture sociale en général » si l’on se fie aux explications du Pr Claudine Ratsimbazafy. Les femmes seraient également bloquées par le manque d’informations qu’elles ont sur les structures d’accompagnement. Les résultats des enquêtes menées dans le cadre de la production du rapport démontrent toutefois que « les femmes réussissent mieux dans leurs entreprises » malgré les difficultés, entraves et défis auxquels elles font face. Par ailleurs et d’une façon générale, l’activité entrepreneuriale serait présente de façon constante dans le quotidien des Malgaches. Pour cause, Madagascar « a le plus grand nombre d’entrepreneurs établis dans le monde avec un taux de 22,4%« . Et dont les femmes et les jeunes seraient particulièrement impliqués. Ce qui place Madagascar parmi les cinq premiers dans le classement mondial.

José Belalahy

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  1. Si on se réfère au développement personnel et aux esprits entrepreneuriales, il ne faut jamais être pessimiste, ce qui ne veut pas dire que vous n’aurez aucun souci pour le futur mais il faut être combattante dans tous les obstacles à surmonter. Madagascar est aujourd’hui a besoin de quelqu’un responsable et avoir une vision de bâtir un monde nouveau.

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