Tsarafaritra-Tsimbazaza : Un gros rocher de près de 400 tonnes enlevé de justesse

Jacaranda
Des éléments du corps des sapeurs pompiers et du corps de protection civil à pieds d’œuvre lors de la sécurisation du quartier d’Ambodirano-Tsarafaritra, Tsimbazaza.

Les actions de sécurisation des habitants des quartiers en contrebas des collines d ‘Ampamarinana, d ‘Ambohipotsy et de Manjakamiadana continuent.

Les habitants des quartiers aux alentours de Tsimbazaza, de Mahamasina et d’Anosy ont été surpris par l’écho d’une forte explosion hier. Un son qui a vite rappelé les épisodes d’éboulement meurtrier survenus l’année 2018. Des faits qui ont coûté la vie de nombreuses personnes dans cette partie de la Capitale Malgache. L’explosion d’hier rentre toujours dans le sujet à quelques exceptions près. Au lieu d’un éboulement naturel, cette fois-ci, c’était volontaire et tendant à sécuriser la vie de la population et de leurs biens. Joint au téléphone pour de plus amples informations sur la question, le Col Elack Olivier Andrianjaka, Secrétaire exécutif auprès du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes BNGRC donne des explications. « Avec la collaboration de l’Etat major des armées Malgaches, l’OMC ou Organisme Mixte de Conception élargi a procédé à l’enlèvement d’un bloc de rocher d’environ 400 tonnes à Ambodirano-Tsarafaritra, Tsimbazaza  hier vers 15h de l’après-midi. Etant donné le poids du rocher, on a dû recourir à des explosifs non pas pour faire exploser le rocher en question mais pour le faire déplacer », note le numéro Un du BNGRC. Avant de rappeler « il a été convenu que l’enlèvement du rocher devait se faire par l’intermédiaire des démolisseurs de rocher locaux, les gens qui travaillent dans le domaine et qui produisent les caillasses utilisés dans le secteur de la construction. Prévu se faire durant trois mois, on a dû prendre l’initiative de procéder autrement à cause Du danger qui planait continuellement sur les travailleurs mêmes. On a donc décidé d’accélérer les choses en enlevant définitivement  le rocher de là où il menaçait la vie de la Population », a renchéri le Col Elack Olivier Andrianjaka.

Sécuriser. Le secrétaire exécutif du BNGRC a profité de l’occasion de l’appel téléphonique pour remercier la coopération de la population concernée. « Les habitants du quartier Ambodirano-Tsarafaritra, Tsimbazaza ont suivi les consignes mis en place par l’OMC élargi. Ils ont  quitté les lieux pour nous laisser travailler. Ce qui est une bonne chose car ce geste de leur part a facilité les interventions » a fait savoir notre interlocuteur. Ce dernier a  également expliqué que « la population peut rejoindre leur lieu d’habitation ».  Avant de rajouter qu’il reste encore des rochers sur place mais qu’ils ne constituent plus de danger pour les habitants du quartier. La procédure de sécurisation quant à elle continuera jusqu’à l’enlèvement total du bloc de rocher. Un délai d’environ un mois a été donné par les responsables auprès de l’OMC pour finaliser les interventions. Les quartiers en contrebas des collines de Manjakamiadana, d’Ampamarinana et d’Ambohipotsy sont classés comme zones à risque. Si d’un côté, les initiatives de sécurisation essaient tant bien que mal de protéger la vie de la population et de leurs biens, c’est parfois la population elle-même quis’en constitue un obstacle.

José Belalahy

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