Fête nationale : Encore peu de drapeaux au fronton des maisons

Peu de demeures de particuliers hissent leur drapeau à la veille des festivités de l’indépendance.

A onze jours des débuts de la célébration de la fête nationale, le drapeau national devrait idéalement, orner fièrement les demeures des particuliers, comme il le ferait sur les établissements officiels. Dans les faits, la réalité est tout autre, et ce malgré les efforts des marchands qui essaient tant bien que mal de faire preuve d’ingéniosité, tant dans la présentation que le prix.

Patriotisme. Pouvant être interprété comme un signe de désobéissance civile visant à manifester le mécontentement et le désintérêt vis-à-vis du contexte sociopolitique ou économique, ne pas hisser le drapeau ne contribue pourtant pas à redorer le blason du pays. Pourquoi ? Parce que le fait de hisser le drapeau permet d’afficher fièrement le patriotisme, sinon de le raviver. Cela aussi permet de fédérer ou du  moins de montrer que nous sommes dans une démarche de recherche de cohésion sociale sur cette terre, cette nation qui est la nôtre à l’aube de ses 59 ans d’indépendance. Quand la fierté nationale est en effet assimilée et appropriée de l’intérieur, véhiculer une image positive devient moins compliqué. En effet, malgré le sous-développement, l’insécurité galopante, la transversalité de la corruption et le contexte politique à tendance instable qui ne rendent pas du tout fier, la Grande Ile est mondialement connue pour sa beauté hors du commun et sa biodiversité unique, le sport ou plutôt le foot qui semble commencer à (re)-connaître une certaine embellie. Autant de raisons d’en être fier.

Signification des couleurs. Nombreuses sont les interprétations faites en ce qui concerne les couleurs du drapeau. Trois sont généralement retenues. La première selon laquelle, le rouge évoquerait l’argile, ou « tany mena/ tanimanga », dont les maisons de l’Imerina furent revêtues. Le vert quant à lui symbolise la couleur du « ravinala », arbre du voyageur, emblématique de Madagascar, tout en faisant allusion également à l’harmonie de l’Homme et de l’environnement. Autrefois, Madagascar était effectivement verdoyante, avant la déforestation et ses effets « boule de neige ». Le blanc quant à lui symboliserait le riz, aliment de base des Malgaches et présent en abondance dans toutes les régions de l’île. Une deuxième, selon laquelle, le blanc et le rouge, seraient le symbole de l’ancienne royauté « merina » ; si le vert évoquerait les régions et les royaumes des littoraux. Enfin, il y a une troisième interprétation selon laquelle, le rouge serait le symbole des Sakalava, ethnie majoritaire de l’île, si le vert symbolise les autres groupements ethniques. Le blanc, quant à lui, représente la paix et l’harmonie dans le vivre ensemble entre ces divers groupes, dans l’acceptation de leur diversité culturelle justement.

Luz Razafimbelo

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  1. C’est vous qui êtes satisfait de votre sort ; ce n’est pas le cas de tous.

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