Frais de douane sur les palettes usées : Le centre culturel et social de Toamasina interpelle l’Etat

Jacaranda
Le frère Ignace Rafanomezantsoa démontrant fièrement la renaissance des palettes en bois récupérées des sites d’Ambatovy.

La loi malgache exige que 28% des 200 ariary par kilos d’emballages en bois récupérés des sites d’Ambatovy soient à la charge du centre culturel et social de Tamatave.

L’initiative conjointe du Centre Culturel et Social (CCS) et de la compagnie minière Ambatovy consiste à redonner vie aux bois usés, en provenance des sites de la compagnie qui rencontre actuellement quelques difficultés. Une législation qui date de 2018 contraint le centre en question à payer des frais de douane sur les palettes usées ou contreplaqués, auparavant gratuits. « Le centre doit payer 28% des frais douaniers exigés par la loi. Ce qui est assez lourd pour un organisme qui s’autofinance et dont la recette mensuelle n’est pas suffisamment conséquente », déplore le frère Ignace Rafanomezantsoa du centre social et culturel Toamasina. Ce dernier de faire savoir que « la valorisation des emballages en bois usés par Ambatovy a plus une valeur pédagogique que pécuniaire pour le CCS ».

L’initiative en question a, en effet, permis au centre « d’améliorer la qualité des formations grâce à l’existence de matière première en grande quantité ». Les palettes usées étant destinées aux séances pratiques de la filière bois. Les avantages sont également financiers. « Nous avons dû  acheter des bois pour les séances pratiques avant la convention signée avec Ambatovy. Outre les difficultés financières engendrées, les conséquences se ressentaient, surtout sur les séances pratiques car on ne pouvait pas trop se le permettre. Avec la récupération des palettes usées, on peut économiser une certaine somme d’argent pour les investir dans d’autres dépenses », renchéri le Frère Ignace Rafanomezantsoa.

Plaidoyer. Pour que l’Etat Malgache exempte le CCS – dirigé par les Frères de Saint Gabriel – du paiement des frais de douanes sur les emballages usés. Tel serait ce à quoi les parties prenantes s’attèlent actuellement. « Des actions tendant à la suppression des frais de douane ont été menées, aussi bien de notre côté que du côté d’Ambatovy », lance le frère Ignace Rafanomezantsoa. Avant de justifier la démarche par « les conséquences financières desdits frais sur la caisse du centre ». « 28% sur les 200 ariary par kilo de palettes usées, cela peut paraître insignifiant si l’on raisonne uniquement en kilo. Mais les dépenses sont considérables lorsque l’on calcule à la tonne les bois récupérés », explique notre interlocuteur. Avec une livraison d’environ 60m3 de palettes tous les trois mois, le centre peut à la fois consacrer du bois pour les séances pratiques de ses apprenants en plus de s’offrir de la matière première pour la production destinée au marché local. Il conviendrait également de noter qu’outre l’intérêt pédagogique et financier, l’initiative, qui consiste à redonner vie aux palettes usées issues des sites d’Ambatovy, revête également une importance écologique.

José Belalahy

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