Santé à Ambovombe : L’AVC touche les plus jeunes

Selon le docteur Tsivahiny Paubert ,médecin-chef de l’hôpital Monja Jaona d’Ambovombe, , la malnutrition et le stress seraient à l’origine des accidents vasculaires cérébraux (AVC) dans le district d’Ambovombe. Une situation des plus tristes puisque les maladies cardio-vasculaires, qui touchent surtout les habitants des grandes villes, sont en train de gagner les communes reculées. 

« Tout le monde est désormais concerné par les soucis de tension artérielle, il n’y a plus de distinction d’âge, même les adolescents peuvent en être victimes. Dans la région d’Ambovombe, les causes les plus fréquentes sont la malnutrition et le stress dus aux aléas de la vie », nous a expliqué le médecin-chef Tsivahiny Paubert. L’hôpital Monja Jaona d’Ambovombe a enregistré une moyenne de cinq cas par mois ces derniers temps. « Au sein de notre établissement, nous avons un jeune élève du CEG qui a été touché par un AVC, ce qui a entraîné une paralysie partielle de son corps ». La solution, selon le docteur Tsivahiny Paubert, est le renforcement des actions de sensibilisation au sujet de cette maladie dans les communes reculées de la région de l’Androy ; mais aussi l’amélioration du régime alimentaire et de la qualité de vie des habitants. En effet, le peuple d’Ambovombe consomme trop de pâtes et de repas gras, sans parler du manque d’eau potable qui reste un grand fléau dans le sud.

La malnutrition reste un énorme problème à Ambovombe. Le sud pourra-t-il un jour échapper à la malnutrition ? Une question qui reste pour l’instant sans réponse. Pour le médecin-chef responsable de l’hôpital Monja Jaona, «  la malnutrition reste très présente à Ambovombe. Le plus dur est que cela touche surtout les enfants ; or, soigner ces derniers demeure très compliqué ».  Mais ce n’est pas tout. Les ménages connaissent également des difficultés financières, notamment pour l’achat des médicaments et le paiement des frais d’hospitalisation. A se demander si ce n’est vraiment pas possible de délivrer définitivement le sud de cette situation ?

Anja RANDRIAMAHEFA

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. « Droit au but » zany Ray A! footc=balleur nga Ray A! Merci aloha he

  2. VISIBILITÉ .
    Ces derniers jours (temps…), on s’est gargarisé à Madagascar de visibilité : on est devenu visible, paraît il car on a PARTICIPÉ pour la première fois à une coupe en Afrique. Et des joueurs sont encensés du fait de leur participation, et des sommes substantielles ont été retrouvées pour avant, pendant, et surtout après ledit événement.
    Et ça continue encore, où chacun, avec toujours des subsides conséquentes se doit de verser pour la PARTICIPATION aux jeux des Isles de l’ Océan Indien. Sans parler des différentes conférences de presse… qui sont devenues un SPORT NATIONAL , pour le sport, la politique, en fait pour tout et rien…
    Et pendant ce temps , des compatriotes sont MALNUTRIS , ici pour le seul exemple du Sud Madagascar ! Où sont nos « contributeurs » du sport, de la politique…? Où sont les spécialistes des conférences de presse…? Cela ne date pas d’hier , mais c’est aussi, une VISIBILITÉ DE MADAGASCAR cette PAUVRETÉ !

  3. Effectivement je rejoins l’avis de Brandon, il faut voir cela de près car l’AVC + ou – avec l’HTA) fait partie des maladies de surcharge , alors qu’au sud c’est la malnutrition qui frappe la population, de ce fait il devrai y avoir un autre facteur qui a délenché l’explosion de « l’AVC » au sein de la population malagasy depuis quelques années…et qui avant ne touchais que les personnes agées et « suralimentées ». maintenant même les malnutris sont toouchés??? , c’est pourquoi je dis « Brandon n’a pas tout a fais tort »…il a même raison , il faut creuser!!! on s’adresse à vous les « experts en santé publique et épidémiologistes de renom »…faites quelques choses…ne laisser pas le vahoaka mourrir à petit feu!!!

  4. Il manque une variable à l’équation :
    malnutrition + stress + sel iodé = AVC.
    Il faut bannir le sel iodé qui a été imposé par l’OMS, à l’instar de la dose hebdomadaire de nivaquine dans le temps.

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