Enseignement supérieur : Les défis qui attendent Blanche Richard

Jacaranda
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique au milieu des enseignants de la Fac EGS d’Ankatso.

La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a effectué une visite de courtoisie à la Faculté de l’Economie, gestion et sociologie (EGS) Ankatso lundi dernier.

“On enregistre actuellement un taux de chômage à deux chiffres chez les jeunes”. Ce sont là les propos d’un responsable auprès de l’Office Nationale de l’Emploi et de la Formation (ONEF) lors d’une interview relative à la situation de la crise de l’emploi qui touche actuellement des milliers de Malgaches. Une situation qui tire son origine de “l’inadéquation formation-emploi” d’après toujours les explications. Propos confirmés par Jaotombo (nom d’emprunt) jeune diplômé à la recherche d’emploi. “Les formations académiques délivrées auprès des universités publiques du pays ne permettent pas aux jeunes diplômés de décrocher un emploi. Je n’ai pas pu répondre aux besoins pratiques et professionnels des sociétés malgré mon diplôme. Mes lacunes résident surtout dans le côté opérationnel. Les entreprises recherchent des jeunes qui ont des diplômes, certes, mais qui peuvent rapidement leurs permettre d’avoir de la productivité”, a fait savoir notre interlocuteur. Faire en sorte que les compétences sorties des universités répondent aux exigences du marché du travail et de l’emploi, tel serait l’un des plus grands défis auxquels devraient faire le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Défi qui est resté inchangé avec les années.

Solidaires. Les exigences des entreprises changeant avec le temps et en fonction de l’évolution de la technologie, l’adaptation des formations devraient se faire grâce à “l’identification de filières d’enseignement de vocation adaptées aux réalités de la Grande Île”. Sachant que les secteurs du textile, NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication), Bâtiments et travaux publics ou encore de l’agriculture, sont actuellement les plus demandés en matière de compétences. C’est dans l’optique de parvenir à relever ce défi – ô combien important – que les économistes auprès de la faculté de l’Economie, Gestion et Sociologie (EGS) de l’Université d’Antananarivo ont affirmé leur solidarité envers la ministre Blanche Richard durant une visite de courtoisie effectuée par celle-ci lundi dernier. Une opportunité pour les parties prenantes d’échanger leurs visions des choses, notamment en ce qui concerne le développement du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Compte tenu des défis auxquels son département ministériel doit faire face, Blanche Richard peut donc déjà compter sur les enseignants d’Ankatso…ce pour l’aider à “apporter des résultats et non décevoir”.

José Belalahy

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