Situation de la sécheresse : Légère amélioration dans le grand Sud

Jacaranda
Ebelo (Amboasary), affiche toujours un niveau d’eau modérément bas, en alerte « Vigilance ».

L’UNICEF, en collaboration avec l’Union  européenne et le ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures a développé un système de monitoring de la sécheresse (SMS) pour le sud de Madagascar.

SMS est basé sur des indicateurs de sécheresse dérivés d’images satellites et des données sur les eaux souterraines. Ainsi, un bulletin mensuel d’alerte à la sécheresse incluant l’étendue de la sécheresse et son impact sur les ressources en eaux souterraines est diffusé à toutes les parties prenantes, les humanitaires, et les décideurs dans la planification des interventions d’urgence et la mise en œuvre de mesures d’atténuation de la sécheresse à Madagascar.

Particulièrement utile dans le sud. Les régions du sud de Madagascar ont la plus faible couverture en eau potable du pays et subissent fortement les effets du changement climatique, tels que l’augmentation de la fréquence/intensité des sécheresses et le manque chronique d’eau. Cette situation entraîne de graves crises d’insécurité alimentaire et de malnutrition qui touchent principalement les enfants. La détection précoce des impacts de la sécheresse incluant les fluctuations saisonnières des eaux souterraines sont utiles pour fournir des alertes rapides en vue de prévenir les éventuelles pénuries d’eau et les famines.

Un peu plus de précipitations. D’après le bulletin du mois de juillet du système de monitoring de la sécheresse, les précipitations dans les trois régions sont conformes aux normales saisonnières du mois de juillet ; c’est-à-dire avec une faible pluviométrie et une saison sèche. Toutefois, les conditions de sècheresse se sont améliorées en raison des légères augmentations de la précipitation du mois de juin. En effet, le mois précédent, les précipitations cumulées reçues étaient respectivement de 38.66mm et 80.65mm pour les régions d’Androy et Anôsy si les normales saisonnières sont de 26.364mm et 45.02mm. Puis en ce qui concerne les ressources en eaux souterraines, la situation des nappes est variable sur l’ensemble du grand Sud. Douze nappes sur les dix-sept en observation sont en recharge dont quatre avec une tendance en baisse, cinq avec une tendance en hausse et trois en tendance stable. Mais même si la majorité des nappes est  en recharge, Ankaranabo (Bekily) et Jafaro (Ambovombe) sont toujours en alerte avec un niveau d’eau bas et une tendance d’évolution à la baisse.

Le prix de l’eau dans le grand Sud. Le prix du bidon d’eau varie d’un endroit à un autre dans le sud. Un bidon de 20 litres coûte entre 200 ariary à 500 ariary en zone urbaine et 500 ariary à 1.500 ariary en zone rurale. Ensuite, dans les communes desservies par le nouveau pipeline, le bidon de 20 litres est accessible à 120 ariary. Enfin, pour la qualité de l’eau, tous les points d’eau suivis présentent une salinité normale, en dessous du seuil de 3.000 µS/cm.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA (Source : UNICEF)

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