Biodiversité de Madagascar : Les cinq années de la dernière chance

Jacaranda
tout ne serait pas encore perdu en matière de conservation de la biodiversité Malgache.

La Grande Île ne disposerait plus que de cinq ans pour sauver sa richesse naturelle d’après les scientifiques réunis lors de l’ATBC 2019 au CCI Ivato. Les cinq prochaines années seraient décisives si l’on s’en tient à la pétition publiée suite à la clôture de la 56e réunion annuelle de l’Association pour la biologie et la conservation tropicale (ATBC). Les scientifiques signataires dudit document attestent “qu’en l’absence de mesures urgentes, il sera bientôt trop tard pour sauver certains des habitats et des espèces les plus emblématiques de Madagascar”. Mesures qui devraient être prises dans les plus brefs délais d’après les explications du Professeur Jonah Ratsimbazafy. Joint au téléphone, le scientifique note que : “Madagascar ne dispose plus que de 10% de sa réserve forestière. 90% des lémuriens Malgaches sont en voie de disparition”. La destruction de l’environnement à Madagascar connait en effet, un rythme effréné. D’un côté, “l’exploitation minière à l’intérieur des aires protégées a augmenté au cours de la dernière décennie”. De l’autre, “près de 50 % des dernières forêts naturelles se trouvent aujourd’hui à moins de 100 mètres d’une lisière ; la déforestation, la chasse illégale et le prélèvement pour le commerce d’animaux de compagnie ont conduit plusieurs espèces au bord de l’extinction”. Si les mesures tendant à conserver la biodiversité sont sans cesse menées par certains acteurs, les pressions que subissent les environnements naturels augmentent également. D’où la nécessité de prendre des mesures urgentes, comme l’a fait savoir le professeur Jonah Ratsimbazafy “we have the last chance for surviving Madagascar biodiversity”. L’instauration de l’état de droit pourrait changer la donne. Au vu des exploitations et des abus perpétrés par les trafiquants notoires des richesses naturelles du pays, appliquer les lois de façon à mettre en place une bonne gouvernance des ressources environnementales a été suggéré par les scientifiques signataires du document d’Ivato.

José Belalahy

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