Croissance démographique : Richard Randriamandrato préconise la régulation des naissances

Jacaranda
La jeunesse de la population malgache pourrait être le levier de développement du pays.

La population malgache est passée de 12.238.914 habitants à 25.680.342 entre 1993 (année du second recensement général) et 2018 (année du troisième). Soit un taux de croissance annuel moyen de 3,01%.

L’augmentation annuelle de la population malgache est d’environ 368.244 habitants. C’est ce que relatent les résultats préliminaires du troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 3). Rendu public à Anosy hier, le document dépeint une croissance « démographique accélérée ». Le taux de croissance démographique aurait connu une forte accélération entre l’année 1993 et 2018, peut-on lire dans ledit document. Ce qui pourrait amener à un dédoublement de la population d’ici 23 ans. Une situation « intenable », d’après les explications du ministre de l’Economie et des finances, Richard Randriamandranto, lors d’une interview effectuée en marge de la publication des résultats préliminaires du RGPH 3. « Nous savons bien qu’on ne peut pas laisser la population se multiplier à un tel rythme. Il conviendrait de réguler cette croissance » note le ministre. Ce dernier également de faire savoir que « cela devrait permettre de faire face à une amélioration de l’environnement économique ». Il conviendrait toutefois de noter que la taille moyenne des ménages malgaches est de 4,2 individus, d’après toujours les résultats provisoires du RGPH3.

Jeune. Les résultats provisoires du troisième recensement général de la population et de l’habitat démontrent également que la tranche d’âge la plus large à Madagascar est comprise entre 0 à 14 ans. Une pyramide des âges qui est restée inchangée avec les années, si l’on se réfère toujours aux dires du ministre de l’Economie et des finances. Cette croissance démographique devrait se poursuivre dans les années à venir. Ce qui nécessite une prise de responsabilité de la part de tous les acteurs (gouvernementaux ou non). Il faut, en effet, nourrir, éduquer et garantir la santé de toutes ces âmes. D’où l’importance pour le gouvernement de revoir les politiques publiques des divers secteurs sociaux. Entre autres, celle liée à l’éducation qui suscite actuellement un grand débat suite à l’annonce du retour à l’ancien calendrier par la nouvelle (ex) ministre. Compte tenu des projections relatives à la croissance de la population malgache, et avec les confusions qui existent actuellement autour du système éducatif malgache, l’éducation est plus que jamais un défi majeur pour la Grande Île.

José Belalahy

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5 Comments - Write a Comment

  1. Ce n’est pas avec une densité de moins de 50 âmes/km² que l’on aura suffisament de mains pour valoriser les richesses de ce pays. Ceci tenant compte de la faiblesse de la mécanisation et de capitaux. Des pays asiatiques ont su profiter de la croissance démographique pour sortir de la pauvreté. Si nous avons beaucoup de main d’oeuvre, sachons valoriser cette ressource ! Si on diminue le budget de l’éducation pour favoriser le budget de la défense, on affaibli le développement du capital humain.

  2. Pourquoi toujours vouloir augmenter la population ? A quoi cela sert il a part degrader l environnement avec bientot 8 milliards d habitants sur 🌏 voys ne trouvez pas que c est un peu trop ?

  3. J’approuve totalement, pour une fois, le ministre de l’économie. Tant que la croissance économique est plus faible que celle de la démographie, la pauvreté sera toujours aussi sévère. C’est tout simple non? Mais la croissance économique, c’est autre chose

  4. Totalement d’accord avec Brandon!
    Depuis qu’on régule la croissance démographique vers la fin des années 80, le taux des cancers du sein, de l’utérus et de la prostate a aussi augmenté. Le taux d’autisme a aussi augmenté.
    Son job c’est d’assurer la croissance économique avec la croissance démographique. Si c’est pas soutenable selon ses dires, qu’il démissionne.

  5. Le Ministre adopte la théorie malthusienne sous le conseil ou sous la préconisation, c’est selon, des occidentaux en l’occurrence la BM et le FMI. Où est-ce qu’on va là ? Le développement économique et la croissance économique ne passent pas obligatoirement par la limitation des naissances. Loin s’en faut !
    Il faut qu’il révise ses copies.

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