Réunion des centres qui s’occupent des personnes ayant un handicap mental : Vers la mise en place d’un vaste réseau dans le pays

Jacaranda

Sous l’initiative de l’association «Les Orchidées Blanches» , une réunion s’est tenue hier à Androhibe afin de voir ensemble les difficultés rencontrées par les différentes associations qui s’occupent des personnes souffrant de troubles psychiques. Ceci permettra de mettre en place de nouvelles stratégies pour améliorer la qualité de la prise en charge.

Vingt associations qui s’occupent des personnes avec des handicaps mentaux ont assisté à cette réunion. « Il est temps de s’unir pour mener ce projet ensemble dans l’intérêt des personnes souffrant d’un handicap mental » a expliqué la coordonnatrice des Orchidées Blanches, Mme Andrianarivony Faralalao. Actuellement, les personnes présentant un handicap psychique représentent 3% de la population du pays selon le représentant de l’UNAFAM (Union nationale des associations œuvrant pour les personnes handicapées mentales de Madagascar) ; « or, il n’existe actuellement que 20 associations qui se dévouent pour ces personnes malades dans le pays » a ajouté Mme Andrianarivony.

Mise en place d’un réseau. Les personnes handicapées ne peuvent pas toutes être reçues au sein du centre médico-éducatif «Les Orchidées Blanches» , ce qui requiert la mise en place d’un vaste réseau sur l’ensemble du pays et ce avec la collaboration de toutes les autres associations. Voilà l’objectif de cette réunion toujours d’après les responsables rencontrés sur place. « Nous allons essayer d’adopter une politique nationale pour mieux venir en aide à ces personnes et ensemble, nos moyens deviendront plus importants » a continué à expliquer la coordonnatrice des « Orchidées Blanches ».

Les formateurs. Un autre problème soulevé aussi lors de cette rencontre avec les responsables de l’UNAFAM est le manque de formateurs au sein des centres qui prennent en charge les personnes avec des handicaps mentaux. « Les équipes des centres doivent comprendre des formateurs et éducateurs. Notre souhait est donc qu’il y ait une formation des formateurs chaque année » nous ont-ils confié. Un problème qui pourrait être réglé étant donné qu’il existe des écoles spécialisées qui forment des éducateurs à Madagascar. Mais pour l’instant, les effectifs sont insuffisants pour pouvoir offrir un meilleur soin et un meilleur suivi aux personnes malades et handicapées psychiques.

La réunion qui a débuté à 9 heures du matin s’est poursuivie durant l’après-midi. Les décisions et les résolutions prises par l’ensemble des acteurs présents nous seront communiquées bientôt.

Anja RANDRIAMAHEFA

Telma Fibre Vibe

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