Insécurité alimentaire dans le Grand Sud : Vers la remise en marche du Système d’alerte précoce

La malnutrition, l’insécurité alimentaire et le manque d’eau font partie des – tristes – réalités de la population du Grand Sud de Madagascar.

Ne datant pas d’hier, la situation de crise humanitaire dans le Grand Sud de Madagascar continue de faire des milliers de victimes. Les dernières données relatant le cas de la région Atsimo Andrefana, plus particulièrement à Ampanihy qui est qualifié de poche de la malnutrition de Madagascar, démontre la portée du fléau. La lutte contre la malnutrition a connu un recul considérable dans ladite région. Face à de telle situation, on aurait également constaté un retard des réponses gouvernementales à cause de l’inexistence de système d’alerte précoce. Une “nécessité” si l’on se réfère aux explications du Col Elack Olivier Andriankaja, Secrétaire exécutif auprès du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) lors de l’ouverture officielle de l’atelier de remise en marche du Système d’Alerte Précoce (SAP) à Anosy hier : “ Les vagues de malnutrition et de crise alimentaire observées dans le Grand Sud du pays nous ont confirmé l’importance d’avoir un outil  permettant de disposer d’indicateurs facilitant la prise de décision, de mesures mais surtout permettant d’engager des réponses appropriées à une situation donnée”. La remise en marche du Système d’Alerte Précoce du pays entend donc pallier à cette lacune.

Numéros. Consistant en des bulletins périodiques, le Système d’Alerte Précoce voudrait être un outil  indispensable pour la prise en charge du fléau de malnutrition dans le Grand Sud. L’atelier organisé à Anosy hier était donc un passage obligé dans le processus de remise en marche du système en question. Dans le sens où l’évènement avait pour objectif d’améliorer le bulletin zéro qui est le premier produit fruit de la collaboration du PNUD, l’OCHA-PAM et l’Ambassade du Japon. Il conviendrait de noter que le processus de remise en marche du système d’alerte précoce est financé par le gouvernement  japonais et coordonné par le BNGRC.

José Belalahy

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