Entrepreneuriat des jeunes : Manque manifeste de structure d’accompagnement

La promotion Miara-Mandroso est parrainée par Hassanein Hiridjee, PDG du Groupe Axian.

370 étudiants dont 205 de niveau Licence, 100 de niveau Master de la formation initiale et 20 autres de la formation continue de l’ISCAM, viennent de décrocher leurs diplômes. Les étudiants ont choisi d’endosser le nom de promotion Miara-Mandroso.

L’Afrique francophone connait actuellement une véritable ruée des jeunes vers l’entrepreneuriat. Un terme qui évoque l’espoir, la volonté de bien faire les choses mais surtout du challenge chez les jeunes du continent, plus particulièrement chez les jeunes malgaches. « On assiste actuellement à un véritable effet de mode autour de l’entrepreneuriat à Madagascar » comme l’a noté Riveltd Rakotomanana, directeur exécutif de l’ONG Le Ceentre en marge de la sortie de la XXVIIIe promotion de l’ISCAM au CCI Ivato hier. Notre interlocuteur de préciser toutefois « l’absence de culture entrepreneuriale dans la Grande Île. Ce qui se passe c’est que les jeunes sont attirés par l’idée d’entreprendre mais sont facilement déroutés lorsque les difficultés surgissent. Les difficultés en question se référant dans la majeure partie des cas au côté financier de la chose ». Le parcours entrepreneurial peut en effet, exposer les jeunes à de nombreuses épreuves. Ce qui ferait que bon nombre d’entre eux abandonnent quelques mois après le début de leur aventure. Un périple où les mots  endurance, motivation et formation ont tous leurs sens.

Soutien. Outre les discours et sensibilisations autour du sujet, le développement de l’entrepreneuriat à Madagascar nécessite le renforcement des structures d’accompagnement existantes. Lesdites structures devant fournir deux types d’appuis qui sont l’appui technique et l’appui financier. « L’un ne va pas sans l’autre. Si l’on appui techniquement les jeunes désireux d’entreprendre, il serait normal de faciliter le financement de leur projet. Et vice versa », a précisé Riveltd Rakotomanana de l’ONG Le Ceentre. L’appui technique consistant quant à lui à la formation, au mentoring, mais également aux séances de coaching. Profitant de l’occasion, Riveltd Rakotomanana de faire un clin d’œil à l’Etat dans son projet de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. « L’État devrait faire en sorte d’impliquer toutes les structures d’accompagnement dans son ambition de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes », a-t-il lancé. Avant de conclure « Madagascar ne compterait qu’une vingtaine de structures d’accompagnement digne de ce nom ».

José Belalahy

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