Gestion des risques et des urgences : Quid de l’intégration dans les politiques de développement ?

Jacaranda
Toutes les parties prenantes devraient préparer la prochaine saison des pluies qui s’approche à grand pas.

De par son insularité, Madagascar s’expose aux risques des catastrophes naturelles et figure parmi les pays les plus vulnérables et les plus sensibles..

Qu’elles soient d’origines naturelles – tels que les cyclones, les inondations ou encore la sècheresse – ou d’origines humaines : les catastrophes constituent de véritable problématique pour la Grande île. Notamment, dans la gestion des urgences durant lesquelles la limitation des pertes – surtout humaines –constitue un véritable enjeu. La réduction des risques se trouve donc être une priorité pour les acteurs œuvrant dans le domaine de la GRC ou gestion des risques et catastrophes. Ce qui devrait se traduire par « la synergie des actions et activités entreprises par les parties prenantes ». Comme l’a noté le lieutenant-colonel Faly Aritiana Fabien, coordonnateur général des projets auprès du Bureau national de gestion des risques et catastrophes ou BNGRC, en marge du lancement de l’atelier d’information, de formation, d’échanges sur les bonnes pratiques de veille de catastrophes et sur l’évaluation des risques à Andrainarivo hier : «chaque entité dispose de missions et attributions qui lui soient propres. Si certaines s’occupent des politiques, normes et directives stratégiques, d’autres sont plus dans l’opérationnel et sur le terrain. La capacité pour les parties prenantes de mettre en place une synergie dans leurs actions et activités est la clé de voute permettant d’atteindre l’objectif de réduction des risques et catastrophes ».

Échanges. L’atelier qui se déroule durant trois jours sera l’opportunité pour les parties prenantes présentes – composées par divers services publics en charge de la gestion des urgences, de la planification stratégique des plans de développement et des représentants d’organisations de la société civile d’initier des échanges de bonnes pratiques, d’expériences ou d’acquis en matière de gestion des urgences. « Une occasion de capitaliser les acquis et de sensibiliser les divers participants sur les efforts menés dans le cadre de la réduction des risques, catastrophes et gestion des urgences », note le lieutenant-colonel Faly Aritiana Fabien. Financé par la Banque Africaine de Développement ou BAD, l’activité entendrait également interpeller les participants sur la nécessité d’intégrer la gestion des urgences dans les plans et politiques de développement. Ce qui rejoint en quelque sorte les propos du coordonnateur général des projets auprès du BNGRC : « on peut réduire les risques et catastrophes par des actions de développement ».

José Belalalahy

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