Elimination de la pauvreté : La priorité des priorités

Jacaranda
8,2 millions d’enfants de moins de 18 ans sont affectés par la pauvreté à Madagascar et sont fortement touchés par différentes privations en matière de nutrition, de santé, d’éducation, de logement, etc.

Avec 75% de sa population vivant dans la pauvreté, Madagascar figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Hier, journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, était une occasion pour tirer la sonnette d’alarme sur une situation intenable pour les trois quarts de la population de la Grande île.

Objectif numéro un dans les ODD (objectifs de développement durable), l’élimination de la pauvreté reste un défi majeur pour Madagascar, avec 75,1% de sa population vivant dans la pauvreté (avec moins de 1,9 dollar par jour), selon les données de la Banque mondiale. Ce taux était de 77,7% en 2014, soit une très légère baisse en quatre ans. Selon toujours la Banque mondiale, le secteur agricole joue un rôle déterminant dans l’évolution de la pauvreté dans le pays, sachant que 80% de la population dépendent de ce secteur et que la croissance agricole « est restée trop faible et volatile ces dernières années et a généralement été inférieure à la croissance démographique ».

Conditions de vie. Madagascar, placé au quatrième rang des pays où le taux de malnutrition chronique est le plus élevé (avec un enfant sur deux âgés de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance), peine à en venir à bout de la malnutrition, indissociable avec la pauvreté et d’autres secteurs, faisant de ce volet un problème aussi vaste que complexe. Par ailleurs, les conditions de vie restent précaires pour la grande majorité de la population : faible taux d’accès à l’électricité (seulement 13%, l’un des plus bas au monde) ; faible taux d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène (moins de la moitié de la population ont accès à l’eau potable et seulement 10% utilisent des structures d’assainissement de base) ; exposition aux événements climatiques, etc.

Protéger les enfants. Les personnes vivant dans la pauvreté ne sont pas à l’abri de diverses discriminations : manque d’accès aux soins de santé ; faible accès à une bonne alimentation et à un logement décent ; conditions de travail dangereuses ; accès inégal à la justice, et bien d’autres. Cette année, la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté se penche plus particulièrement sur les enfants et leurs familles (cette année ont été également célébrés les 30 ans de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, proclamée en 1989). C’est ainsi que le thème 2019 pour la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté est « Agir ensemble pour donner aux enfants, à leurs familles et à la société les moyens de mettre fin à la pauvreté ». Faut-il rappeler que les Etats ayant ratifié cette Convention (ratification par Madagascar en 1991) ont reconnu le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, intellectuel, mental et social. Tout responsable occupant des postes de pouvoir sont ainsi juridiquement tenus d’œuvrer pour la réalisation de ces droits. Soulignons qu’hier, un événement pour marquer la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, a eu lieu au siège de l’ONU, à New York.

Hanitra R.

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  1. On n’élimine pas : on va augmenter le nombre de pauvres après le remblayage des 1 000 Ha de rizières pour le confort financier des Fatsouraly et autres Voalavohoussen !
    Le tout dirigé par un autochtone indigène, comme ils le qualifient à juste titre, qui n’est autre qu’un voalavo comme eux : le  » Rat Jo Hell « , aidé par des Vato aman-K (H)azo.

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