Madagascar National Parks : Un millier d’agents pour gérer 2 600 000 Ha

Des feux de brousses sont souvent observés dans les parcs nationaux du pays.

43 aires protégées réparties dans toutes les régions du pays sont gérées par Madagascar National Parks.

La lutte pour la conservation des ressources naturelles et en biodiversité de la Grande île se heurte à de nombreux obstacles. L’un des soucis majeurs serait le manque manifeste d’agents devant surveiller, gérer et assurer le suivi des millions d’hectares de forêts sous la tutelle de Madagscar National Parks. Comme l’a fait savoir le Docteur Mamy Rakotoarijaona, Directeur général par intérim de Madagascar National Parks, lors d’une conférence de presse organisée à Mahajanga en marge des informations véhiculées sur les feux de brousses observés dans le parc national d’Ankarafantsika « en ce qui concerne la gestion et la préservation des 43 aires protégées qui incombent à Madagascar National Parks, Je tiens à souligner que, nous ne disposons que d’un millier d’individus pour assurer la gestion de près de 2 600 000 hectares. Ce qui signifie qu’une personne est chargée du suivi et de la préservation d’environ 2 600 hectares ». Pour ce faire, les dirigeants de MNP auraient donc recours à l’implication des communautés locales dans la lutte. Par ailleurs, le directeur général par intérim de Madagascar National Park préconise trois principaux axes directeurs pour l’effectivité de la conservation. Entre autres : l’éducation, la prévention et la sanction. Cette dernière consistant « en l’application des lois existantes ».

Pertes. Les feux de brousses, exploitations sauvages des ressources naturelles, défrichements des forêts pour en faire des surfaces cultivables, correspondent à des pratiques connues ayant causé la perte des 44% de la couverture forestière naturelle du pays en 60 ans. Des pertes qui correspondent selon – les données recueillies dans l’alerte GLAD ou « Global Land Analysis and Discovery » – à plus de trois millions d’hectares de couverture arborée entre l’année 2000 et 2017. Une situation qui prévaut malgré les efforts des acteurs à préserver ce qui reste comme forêt à Madagascar. Si l’Etat de son côté, entend reboiser le pays de sorte à lui rendre sa verdure, certaines tendances préconiseraient des politiques impliquant les communautés dans la préservation, via la mise en place d’activités génératrices de revenus autour des zones de conservation. Ceci pourrait dissuader la population riveraine des parcs nationaux d’exploiter les ressources protégées, et permettrait également le contrôle, le suivi et la gestion aux agents forestiers. Quoi qu’il en soit, le renforcement de ces derniers reste recommandé par les observateurs.

José Belalahy

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