Assemblée nationale : Les défis rencontrés par les enfants présentés


L’accès à l’eau constitue encore un grand luxe pour des milliers d’enfants malgaches.

La situation des enfants à Madagascar a été présentée aux députés de Madagascar hier. Une première en son genre dans la Grande Île.

« Deux enfants sur trois vivants dans les zones rurales n’ont pas accès à des sources d’eau améliorées ». C’est ce qu’on a avancé lors d’une séquence explicative organisée à l’Assemblée nationale malgache hier. Un moment durant lequel, les élus malgaches ont été mis au courant des réalités de milliers malgaches répartis dans toutes les régions du pays. Ainsi, un enfant de moins de cinq ans sur deux souffrirait de malnutrition chronique tandis qu’un enfant de 13 à 15 ans sur deux n’a pas achevé le cycle primaire. Le taux d’abandon à la fin de la première année du primaire étant de 30%. La présentation faite par Michel Saint-Lot, Représentant de l’UNICEF à Madagascar a également permis de savoir que sur « 1000 naissances vivantes, 22 enfants décèdent avant d’atteindre un mois ». Aussi 59 enfants sur 1000 naissances vivantes décèderaient avant l’âge de cinq ans. Par ailleurs, « seulement 1,5% des enfants sont couverts par une assurance maladie, et seulement 1,8 % de la population a bénéficié de transfert monétaire lors de la dernière enquête MICS (Multi Indicateur Cluster Survey) conduite par l’INSTAT en collaboration avec l’UNICEF ».

Budget. Outre les informations relatives aux enfants, la journée d’hier a été également l’opportunité pour l’UNICEF de mettre le point sur « l’importance des fonctions du parlement et les opportunités que ces fonctions offrent pour améliorer la situation de l’enfant à Madagascar ». Dans le sens que l’échange consistait en un outil devant permettre aux élus de faciliter l’examen du projet de loi de finances 2020. Il conviendrait de noter que la séance a également vu la participation du CREM ou Cercle de Réflexion des Économistes de Madagascar, le Collectif des Citoyens et Organisations Citoyennes (CCOC), des acteurs de la société civile luttant pour des budgets des secteurs sociaux améliorant le bien-être de la population, dont l’enfant. Les informations relatées et distribuées par tous les acteurs révèlent des situations inhumaines pour des milliers d’enfants Malgaches. Les réalités dépasseraient en effet, lesdites informations.

José Belalahy

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