Grève du SECES-ENS : Des étudiants pris en otage se sont manifestés

Face à la situation qui prévaut dans les universités, les étudiants de l’ENS ont manifesté leur mécontentement hier.

Ras-le-bol manifestent les étudiants de l’ENS ou Ecole Normale Supérieure Ampefiloha hier face à la situation.

« En tant que syndicat, le SECES peut avoir des revendications. Mais nous savons pertinemment que lorsque les membres du SECES effectuent leur revendication, les étudiants sont toujours les victimes. On nous tient en otage ». Ce sont là les propos de Dagué président des étudiants de l’Ecole Normale Supérieure Ampefiloha lors d’une manifestation estudiantine effectuée à Ampefiloha hier. Notre interlocuteur de noter « les étudiants se sont tus pendant de nombreux mois de guerre intestine entre le ministère et les enseignant-chercheurs et chercheur-enseignants. Nous nous levons et nous manifestons notre ras-le-bol parce que ce qui se passe actuellement est inadmissible ». En effet, les étudiants déplorent la fermeture des établissements ainsi que celle des bureaux universitaires. « Tous les bureaux ont fermé leurs portes, il n’y a même pas de service minimum » déplore le président des étudiants. Avant de signifier « étudier est un droit inaliénable et qu’il est temps que ces troubles s’arrêtent ». Profitant de l’occasion, les étudiants ont « enjoint » les responsables gouvernementaux de « résoudre dans les plus brefs délais les troubles qui minent actuellement le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». Avant d’interpeller les responsables sur « les arriérés de paiement des bourses d’études ». Soit « cinq mois de bourses impayés » d’après toujours les dires des étudiants de l’ENS.

SECES Tanà. De son côté, la branche Tananarivienne du SECES entend continuer sa « semaine morte ». Ainsi, « aucune modification n’aurait été prise en ce qui est des organisations » d’après toujours le syndicat dans un communiqué en date d’hier. Le SECES Tanà faisant également savoir que des réunions ont été organisées hier avec des responsables de l’ESSA ou encore de l’ENS. Ce, « afin de communiquer  les réels enjeux de la manifestation mais également pour convaincre lesdits responsables de se rallier à la cause » peut-on lire dans le communiqué. Toujours dans sa « lutte », le SECES Tanà de faire savoir que « la semaine morte va être appliquée auprès des universités publiques ainsi que des centres de recherches nationaux du pays ». Une façon pour les membres de ce syndicat de faire savoir au monde qu’ils décident aux noms des autres responsables des établissements universitaires publiques et centres de recherches nationaux ? Quoi qu’il en soit, les troubles auprès des universités du pays ne profitent guère aux étudiants. Ces derniers étant à chaque fois victimes et pris en otage des caprices des uns et de l’irresponsabilité des autres. Les jeunes, notamment les étudiants, qualifiés de « futur » du pays ne mériteraient pas mieux comme traitement ? Parce qu’à l’allure où vont les choses, on fait tout sauf penser réellement à cet avenir.

José Belalahy

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