Développement durable : L’aménagement et la gestion du paysage à l’honneur

Production agricole rime avec aménagement et gestion du paysage.

L’agriculture, l’environnement ou encore l’eau sont déterminants dans la planification du développement durable.

« Produire plus via des procédés qui garantissent la durabilité et faire une croix sur les pratiques de Tavy ou de cultures sur brûlis qui, non seulement détruisent les ressources, et sont effectuées de façon irresponsable et sans planification ». Tels seraient les objectifs de la mise en place du Système d’Information Spatiale (SIS) dans quelques zones productrices de riz à Madagascar. Entrant dans le cadre du projet PADAP ou Projet d’Agriculture Durable par une Approche Paysage, la mise en place du SIS entendrait « allier production agricole, respect et bonne gouvernance de l’environnement ». Ainsi, l’idée consiste à mettre en avant l’aménagement et la gestion durable du paysage. Une approche intersectorielle qui prend en compte l’interdépendance de l’environnement avec les secteurs productifs comme l’agriculture. Ce, afin d’aboutir à la mise en place (en cours) du Plan d’aménagement et de gestion durable des paysages (PAGDP). Des collaborations avec des communautés de base œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement ont donc été menées par les responsables auprès du PADAP. Comme l’a fait savoir Oliva Rafalimanana, coordinatrice nationale du projet « nous collaborons avec les producteurs classiques mais également avec les communautés de bases qui luttent contre la destruction de l’environnement. Nous essayons de voir ensemble comment protégerl’environnement tout en prenant en compte les activités génératrices de revenus de ces communautés ». 

Mise à jour. Outil d’aide à la prise de décision, le système d’information spatiale devrait permettre aux responsables auprès des collectivités territoriales décentralisées et déconcentrées de mettre à jour leurs documents cadres tels que les SRAT (Schéma Régional d’Aménagement du Territoire) ou encore les SAC (Schéma d’Aménagement Communal). Ce qui arrive à point nommé étant donné qu’actuellement lesdits documents n’intègrent pas l’aménagement et la gestion du paysage. Il conviendrait de noter que l’approche inverse est toute aussi bénéfique. Le SIS étant un système évolutif, chaque secteur concerné pourrait l’alimenter suivant les informations disponibles, permettant ainsi de garantir une prise de décision plus éclairée, avec des résultats durables.

José Belalahy

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