Litige foncier : Conflit au sein de la population de Soavinandriana

Fidèle, cultivateur, a déclaré n’avoir aucune autre activité professionnelle si on le prive de ce terrain. (Crédit photo : Princy)

Récemment, Antananarivo a affiché de nombreux cas de litige foncier. Juste à quelques jours de Noël, un autre problème à ce sujet vient justement d’apparaître à Soavinandriana. Un conflit concernant une propriété d’une surface de 560 hectares a entraîné un choc entre les habitants de la commune.

Le jeudi 19 décembre dernier, la population de Soavinandriana a éclaté suite à un problème foncier qui impliquerait un ancien ministre du temps de la deuxième République. En ce moment, 9 civils seraient en détention provisoire à la prison de Miarinarivo à la suite d’un affrontement qui a eu lieu à Ampalaha dans la commune de Soavinandriana Itasy. Selon les représentants des 300 foyers de cette commune, le terrain de 569 ha, objet du conflit, leur appartiendrait,  puisqu’ ils l’ont cultivé depuis plus de cent ans. De l’autre côté, l’ancien ministre et son équipe disent détenir les papiers réglementaires qui attestent qu’ils sont les propriétaires légaux de ce terrain. Cette mésentente a entraîné un affrontement qui s’est soldé par l’emprisonnement de 17 personnes.

Mais toujours selon les représentants des 300 toits de la commune entendus au bureau du SIF (Sehatra Iombonan’ny fananan-tany) à Faravohitra, ce problème dure depuis des années, puisque la personne qui se dit être propriétaire du terrain est déjà passé en 1988 pour réclamer son bien. Mais à l’époque, ce dernier n’aurait pas donné suite à sa requête et c’est seulement aujourd’hui qu’il réclame à nouveau les 560 hectares. Suite à la détention des 9 personnes sur les 17 sept personnes arrêtées le 19 décembre, les représentants des 252 ménages revendiquent la libération de ces derniers et une future discussion sur les solutions qui pourront résoudre ce conflit foncier opposant la population à celui qui détient les documents légaux de la propriété. Pour eux, la libération des villageois leur permettrait  de préparer leur défense au sein de leurs familles.

Anja RANDRIAMAHEFA

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