Excès d’humidité : Risque de flambée des prix des produits maraîchers

Les légumes et les herbes aromatiques connaissent actuellement une hausse des prix sur le marché.

Plusieurs jours de précipitations depuis les fêtes de fin d’année ont suffi pour faire grimper les prix des légumes et autres produits maraîchers sur le marché tananarivien. L’excès d’humidité dans et autour du périmètre grand Tanà, ainsi que dans les zones voisines qui ravitaillent le marché de la capitale, a fortement affecté les cultures maraîchères.

Les conséquences des plusieurs jours de pluie, la semaine dernière, sur les cultures maraîchères ont été observées dès les premiers jours de janvier. Au « tsenan’ny tantsaha » (marché des paysans) à Anosizato et au marché d’Anosibe, les deux plus grands marchés de gros autour de la capitale, les prix ont déjà commencé à entamer une courbe croissante depuis le week-end dernier. « Les prix ont doublé en moins de dix jours à cause du mauvais temps. Une botte de ciboulettes ou de feuilles de coriandre est maintenant achetée à 10.000 ariary au marché d’Anosibe, un peu moins au ‘tsenan’ny tantsaha’ », se plaint-on au marché d’Analamahitsy. Cette hausse des prix est également visible dans les autres marchés de quartier.

Conditions optimales. Cette tendance à la hausse risque encore de persister jusqu’à la fin du mois de janvier. En effet, janvier étant le mois où les précipitations sont les plus importantes de l’année, les cultures maraîchères risquent encore d’en subir les conséquences. Avec une moyenne de 270mm de précipitations en janvier chaque année, la flambée des prix des légumes en début d’année est récurrente. Cette semaine, les produits les plus touchés par les impacts de l’excès d’humidité sont les tomates, les haricots verts et surtout les brèdes, pourtant très demandées par les consommateurs après les repas copieux des fêtes de fin d’année. De même, les laitues et les herbes aromatiques, qui craignent l’excès de pluie, n’ont pas été épargnées. Coriandre, ciboulette, persil et basilic sont devenus en seulement quelques jours, vendus à des prix excessivement élevés d’après l’appréciation des consommateurs. La qualité des produits a pourtant baissé pour les mêmes raisons d’ordre météorologique. Quant aux carottes et les pommes de terre, rapidement gorgées d’eau après quelques épisodes de pluies persistantes, elles sont également beaucoup plus périssables en période de fortes pluies, mais les hausses des prix sont encore assez modérées actuellement. Il n’en sera peut-être pas de même dans les semaines à venir, sauf si les précipitations ralentissent légèrement et recréent les conditions optimales permettant aux cultures légumières et maraîchères de retrouver leur meilleur rythme de croissance.

Hanitra R.

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