Enseignement privé : Les enseignants accumulent plusieurs établissements

Les difficultés pour les enseignants ne concernent pas uniquement ceux qui travaillent dans le secteur public. Les enseignants des écoles privées aussi font face à une situation qui ne leur est pas toujours favorable. En effet, il est rare de voir une personne travailler dans un seul établissement scolaire pour la simple raison qu’une école n’est pas en mesure d’offrir 8 heures de travail par jour à un enseignant. En général, un enseignant pour une matière donnée va enseigner 20 heures par semaine dans une école. Ce qui lui fait en un mois 80 heures de travail, sans parler des vacances. Le taux horaire moyen étant de 4 000 Ariary, un enseignant touche rarement 300 000 Ariary à la fin du mois s’il n’y a aucune interruption des cours pendant la semaine. Mais la plupart du temps, le revenu mensuel tourne aux alentours de 200 000 Ariary et quelques. Du coup, pour arrondir les fins de mois, ces enseignants cherchent souvent un autre établissement où ils peuvent compléter leur temps de travail.

A moins d’être un enseignant permanent, cette réalité est valable pour tous les enseignants dans le privé. L’enseignant permanent n’est pas concerné puisqu’il est considéré par l’établissement comme un personnel fixe et est donc payé avec un salaire fixe tous les mois. Par contre, les chargés de cours sont payés par heures travaillées. Ce qui pose problème pour les enseignants nouvellement arrivés car le plus souvent, ils doivent attendre des années avant de pouvoir être acceptés en tant qu’enseignant permanent.

Proximité géographique. Sur le plan pratique, accumuler deux établissements n’est pas évident. La personne peut terminer son cours dans le premier établissement à 10 h et débuter son prochain cours dans le second à la même heure. Ainsi, l’astuce de certains enseignants est de choisir deux établissements situés dans le même quartier. Cela facilite le déplacement et permet de pouvoir joindre les deux bouts chaque mois.

Enfin, concernant le taux horaire, beaucoup établissements n’envisagent pas, pour l’instant, de l’augmenter en prétextant une faillite de l’école. Certains même n’ont affiché qu’une augmentation de 2 000 Ariary depuis les années 80 jusqu’à maintenant.

Anja RANDRIAMAHEFA

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