Réforme d’état civil : Le principe d’identifiant unique se précise

De g. à d., Eric Narivony Rabenja, DG des Douanes malagasy ; Valéry Ramonjavelo, SGP ; et Balisama Andriantseheno, Coordonnateur général auprès du Programme de Réformes pour l’Efficacité de l’Administration

La digitalisation et l’e-gouvernance seraient les clés de voûte du projet de réforme du système d’état civil, que le gouvernement malgache projette bientôt de mettre en oeuvre.

« Il est malheureux de savoir qu’à Madagascar, environ 25% de la population ne dispose pas d’acte d’état civil. Des personnes considérées comme inexistantes pour diverses raisons, telles que la naissance hors du système de santé publique par exemple. Il est important de connaître ces personnes. Ce, pour qu’elles jouissent de leurs droits. Mais également, pour disposer de données fiables sur la population. » Propos de Valéry Ramonjavelo, Secrétaire Général auprès de la Présidence de la République (SGP), en marge d’une cérémonie de dotation de matériels informatiques à l’intention des Régles de Recettes Publiques, ainsi qu’à divers organes de contrôle des finances publiques du pays, effectuée à Andoharanofotsy hier. Propos qui soulignent également la nécessité pour le pays de « procéder à la mise en oeuvre de la réforme du système d’état civil ». Une entreprise qui devrait se faire via « la digitalisation et l’e-gouvernance », d’après toujours Valéry Ramonjavelo. Pour ce faire, un vaste réseau informatisé allant des « fokontany », des centres de santé, en passant par les districts jusqu’aux régions, mais surtout des ministères au niveau central, devrait être mis en place. Ce, afin d’attribuer « un identifiant unique à chaque malgache depuis sa naissance à son décès. Un identifiant qui ne changera pas. Les données relatives à la personne, quant à elles, seront mises à jour de façon automatique et périodique », d’après les explications du SGP. Ainsi, l’idée reposerait sur la mise en place d’une base de données unique que tout service peut alimenter et mettre à jour.

Positifs. Le basculement vers le principe d’identifiant unique présenterait divers avantages. Les opérations de révision des listes électorales ont été évoquées par le SGP. « Ces dix dernières années, le pays a dépensé plus de cent millions de dollars entre les divers recensements et les mises à jours des listes électorales », a-t-il avancé. « Des sommes que le pays pourrait affecter ailleurs, dans des projets à forts impacts une fois la mise en place du système d’e-gouvernance effectuée », rajoute le SGP. Par ailleurs, l’initiative de dotation de matériels effectuée hier partage le même souci d’efficacité et d’économies. Et vise surtout « l’amélioration des recettes publiques ainsi que celle des prestations locales des services ». Comprenant 427 ordinateurs de bureau, 114 ordinateurs portables, 141 imprimantes, 432 écrans, 85 housses et 201 accessoires, pour une valeur totale de 683 745,73 USD, l’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui à la Performance du Secteur Public (PAPSP), financé par la Banque Mondiale. Vouloir la digitalisation des services publics est une chose. La dotation en matériels ou encore le renforcement des capacités du personnel administratif à tous les niveaux de l’administration en est une autre.

José Belalahy

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.