Sécurité alimentaire : Formation de formateurs via le projet PASAN-SAHAZA

Un volontaire japonais expliquant à une mère de famille l’utilisation de la fiche de suivi alimentaire. (crédit photo : Anja)

Selon les récents sondages, la région du Vakinankaratra, d’Itasy et d’Amoron’i Mania figurent parmi les plus concernées par la malnutrition infantile. En étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage et l’ONN (Office national de la nutrition), l’Agence de coopération internationale japonaise (JICA) a mis en place le projet PASAN-SAHAZA – projet d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition, afin de remédier à cette situation.

Ce projet, lancé en 2019, arrive maintenant à sa deuxième année d’exécution. À cette étape, le projet comprend le volet formation des formateurs qui vont à leur tour transmettre les acquis auprès de leurs communautés respectives. À Antsirabe, dans la région du Vakinankaratra, les agents communautaires, les mères de famille et d’autres formateurs locaux suivent une formation sur la création d’un jardin potager et sur la sécurité alimentaire pour la mère et l’enfant. Hier, c’est dans la vaste cour de la Direction régionale de l’Agriculture et de la Pêche que nous avons assisté à ces formations prodiguées par des experts envoyés sur place. Les formations en question concernent le compostage, l’alimentation saine et équilibrée pour les enfants en âge (à partir de 6 mois), et la construction de pépinière dans des bouteilles en plastique.

Des formations complémentaires. Ces formations se complètent puisque pour que les enfants mangent légumes et aliments équilibrés, il faut que leurs parents puissent leur en fournir. C’est pourquoi on leur apprend également à cultiver des légumes en marge de la sensibilisation à la nutrition à l’aide de suivi alimentaire. Pour ce mois, « on va se pencher sur la culture des choux et de la salade dans cette région. C’est ce qui se cultive dans la région pendant cette période », selon les explications de Tiana Ratsimbazafy, responsable technique du projet PASAN-SAHAZA.

« Il y aura une formation sur différente thématique chaque mois à partir de ce mois de janvier », nous a confirmé Tiana Ratsimbazafy. Ceci va permettre un suivi plus adapté de l’évolution du projet qui devrait durer cinq ans. Et du côté des bénéficiaires, ce projet semble être bien accueilli puisqu’ils sont venus nombreux suivre la formation malgré la pluie. « Avoir un jardin potager va nous permettre de bien nourrir nos enfants, mais aussi de gagner un peu d’argent en vendant une partie de nos récoltes », nous a confié une des bénéficiaires de cette formation.

Anja RANDRIAMAHEFA

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