Pneumonie en Chine : Contrôles sanitaires aux frontières, à Madagascar et ailleurs 

Le port du masque peut s’avérer nécessaire dans les pays où les risques sont élevés.

Le virus « 2019-nCov » ou « nouveau coronavirus 2019 », responsable de la pneumonie apparue en décembre 2019 dans la ville de Wuhan en Chine est à l’origine de neuf décès parmi plus de 440 cas enregistrés, à ce jour.

Des cas importés de cette pneumonie en Chine ont déjà été enregistrés au Japon, en Thaïlande, en Corée du Sud, à Taiwan ainsi qu’aux Etats-Unis où un cas a été signalé le 21 janvier dernier par les Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC) dans ce pays. Ce nouveau coronavirus est source d’inquiétude au niveau international. A l’instar de nombreux pays du monde, Madagascar met en place des mesures de contrôle sanitaire aux frontières en prévention de l’introduction de ce virus sur le territoire national. Des contrôles au niveau des ports et aéroports, incluant la prise de températures et l’observation d’autres signes suspects sur les passagers et voyageurs entrant sur le territoire malgache. Dans d’autres pays comme l’Inde, la Russie, l’Australie, Singapour et la Malaisie, les contrôles des passagers dans les aéroports ont été renforcés, notamment les aéroports ayant des liaisons aériennes, directes ou non, avec Wuhan. En France, des dispositions ont également été prises, en dépit des risques que ce pays estime « faibles ».  Dans tous les cas, les mesures visant à lutter contre les virus responsables d’affections respiratoires restent recommandées à tous. Des mesures « barrières » qui consistent à éviter les contaminations à travers les lavages fréquents des mains et la réduction des contacts avec des personnes présentant des symptômes suspects, et leur entourage. Le port du masque pourrait également s’avérer nécessaire.

Transmission entre humains. Actuellement, la communauté scientifique internationale est en pleine exploration du  2019-nCov , une souche encore jamais observé jusqu’ici. L’éventualité la plus redoutée depuis l’apparition de ce virus en décembre 2019, est maintenant devenue une certitude : le 2019-nCoV se transmet entre humains. En revanche, les scientifiques n’ont pas encore établi avec certitude la période d’incubation, avant l’apparition des symptômes, principalement la toux, une forte fièvre et des détresses respiratoires. L’actuelle grande inquiétude mondiale est la capacité de mutation de ce virus. Une telle éventualité faciliterait sa propagation. A l’approche des vacances du nouvel An lunaire, durant lesquelles le flux de voyageurs est particulièrement important en Chine, avec des centaines de millions de personnes fréquentant les différents moyens de transport, notamment aérien, routier et ferroviaire, les risques d’augmentation du nombre de cas est à craindre. Aux dernières nouvelles, près d’un millier de personnes sont en observation en milieu hospitalier en Chine, outre les plus de 440 malades confirmés.

Hanitra R.

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