Vie en société : Tour d’horizon des commerces informels nés d’Internet

Jacaranda
Films d’animation, musique, formations, logiciels, le catalogue des commerçants de CD et DVD est très riche. (crédit photo : Princy)

Cela fait maintenant plus de 25 ans que Madagascar est connecté à Internet. Et en une vingtaine d’années, ce réseau informatique a permis le développement de plusieurs activités commerciales pour les Malgaches, pour ne citer que les cybercafés ou encore les entreprises exclusivement en ligne. Cependant, Internet a aussi donné naissance à de petits commerces informels qui ne cessent de pulluler auprès d’une population en quête permanente de source de revenus. 

Aujourd’hui, en se promenant en ville, il n’est pas rare de trouver des commerçants de CD et DVD pirates. On peut tomber sur le dernier album des groupes de musique en vogue à l’étranger, les films qui ne sont même pas encore sortis officiellement, divers jeux vidéo pour ordinateurs ou pour consoles, ou encore des formations en ligne vendues ailleurs à plus de 10 euros et commercialisés localement à partir de 6.000 ariary. Comment dites-vous ? Tout simplement via le téléchargement sur Internet. Le principe est simple, quelqu’un pouvant accéder à Internet peut tout y télécharger en utilisant diverses plateformes, parfois légales, parfois non. Puis, une fois les données enregistrées sur le disque dur, il suffit de les graver sur un support; et ce à multiples reprises pour les revendre auprès de toutes personnes intéressées. A titre d’exemple, un internaute va télécharger le dernier album d’un chanteur X, le graver sur 10 cédéroms et vendre ces disques à dix personnes à un prix défiant toute concurrence. Trouvant que ce système est payant et que la clientèle ne se fait pas rare, les propriétaires de cybercafés se sont également lancés dans cette affaire depuis quelques années.

Friperie sur Facebook. Mais en dehors du commerce de CD et DVD, les réseaux sociaux ont aussi vu naître la friperie en ligne. Il ne s’agit pas réellement de vente en ligne de vêtements mais d’un commerce de T-shirt et produits trouvés dans les friperies habituelles sur Facebook. Il existe actuellement plus d’une vingtaine de pages dédiées à ce «nouveau business ». La personne va faire les courses à Andravoahangy ou à Ambodin’Isotry, trouver les vêtements susceptibles d’intéresser ses clients et les proposer à la vente sur sa page. Et comme beaucoup de produits à Madagascar, c’est le vendeur qui, en général, définit le prix de vente en fonction des critères qu’il a lui-même définis. Ceci dit, c’est un marché comme un autre mais qui, malheureusement pour le moment, n’est pas encore réglementé.

Enfin, il existe encore de multiples activités commerciales disponibles sur la toile, et les Malgaches ont l’imagination débordante pour inventer toutes sortes d’affaires. Même avec un robot mixeur, on peut vite monter son commerce de jus naturel dans les rues de la capitale. Mais ce dernier business ne se fait pas encore en ligne.

Anja RANDRIAMAHEFA

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