Face au Coronavirus : Le port du masque, inutile et peu efficace en l’absence d’une véritable épidémie

Le masque FFP2, plus filtrant, et le masque chirurgical, plus recommandé aux personnes malades.

Face à la progression de l’épidémie de coronavirus, le public dans les pays les plus touchés ou menacés par le Covid-19, se rue vers les masques pour essayer de se protéger.

Les spécialistes affirment pourtant que le port d’un masque est essentiel pour les personnes malades et peut être recommandé dans les régions fortement touchées par l’épidémie, mais n’est ni utile ni efficace pour le grand public qui n’est pas affecté par l’épidémie. Autrement dit, le port du masque est utile pour les malades pour ne pas contaminer les autres, car n’ayant pas de propriété filtrante, il n’empêche pas celui qui le porte d’être potentiellement contaminé. Mais quoi qu’il en soit, lorsqu’on porte un masque chirurgical, il faut le porter dans le bon sens. En général, la face colorée doit être à l’extérieur. La barrette nasale doit être placée sur la bosse du nez. Le masque doit bien envelopper le nez et le menton. Ce type de masque a une durée de vie moyenne de 3 à 4 heures.

Ruée non recommandée. A Madagascar, aucun cas de Covid-19 n’a encore été décelé jusqu’ici. Inutile donc de se ruer vers les masques chirurgicaux, car le port de ce type de dispositif n’a de sens que lors d’une épidémie véritablement présente. Ainsi en Chine, le port du masque se justifie. Plusieurs provinces et grandes villes l’ont imposé aux habitants pour endiguer la propagation du coronavirus. Dans d’autres pays européens et au Moyen Orient où des contaminations du Covid-19 ont déjà été confirmées, les populations se ruent aussi sur les masques. C’est le cas en Italie et dans certaines villes de France. Une tendance qui amène à des ruptures de stocks. Dans la majorité des cas, c’est une attitude faussement rassurante.  D’ailleurs, en cas de contact prolongé avec une personne contaminée, ces masques en papier n’offrent pas une protection suffisamment efficace, notamment parce qu’ils laissent passer de l’air non filtré.

FFP2 et FFP3. Pour plus d’efficacité en termes de protection de celui qui le porte, le masque utilisé doit répondre à certains critères. Les masques dits « de protection respiratoire », de type FFP2 et FFP3 sont plus efficaces. Ces masques, équipés d’un dispositif de filtration des agents pathogènes, sont généralement destinés au personnel de santé. Les masques FFP2 et FFP3 appelés aussi « masques coques » sont des masques de sécurité avec un très haut niveau de filtration. Ces masques, pour être efficaces, doivent avoir une forme adaptée au visage de celui qui le porte. Ils permettent d’éviter d’inhaler des virus en suspension dans l’air, mais aussi d’autres particules. Très sophistiqués, ils assemblent plusieurs couches et disposent parfois d’une soupape expiratoire. Selon la norme européenne EN149:2001, ils doivent retenir 80%, 94% ou 99% des particules. Dans le cas d’une épidémie, ils sont indiqués pour les personnes en contact avec des malades et d’éviter de contaminer le personnel de santé qui, outre le masque, doit également porter des gants, des lunettes et une combinaison de protection.  Par ailleurs, il faut savoir bien le masque : respecter leur durée de vie de 4 à 8 heures selon les modèles, bien les appliquer sur le nez, la bouche et le menton pour qu’ils soient étanches.

Recueillis par Hanitra R.

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