Contrôle des prix face à la menace de Covid-19 : Les premières sanctions tombent

Plusieurs commerces fermés à Anosibe

Trois commerces fermés, saisie des marchandises chez un grossiste, et deux camions mis en fourrière pour cause de commerce illicite de produits de première nécessité. Les premières sanctions sont tombées, hier, au marché d’Anosibe et de Namontana lors d’une descente inopinée de trois ministres.

Des hausses inexpliquées et surtout injustifiées des prix des produits de première nécessité depuis plusieurs jours ont conduit à une opération de contrôle sur le terrain. C’est ainsi que la ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, le ministre de la Sécurité publique et le secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie, lors d’une descente inopinée dans plusieurs grands marchés d’Antananarivo, ont surpris plusieurs commerces opérant en toute illégalité, et constaté chez d’autres des irrégularités, et surtout des cas de hausses injustifiées des prix. Les sanctions n’ont pas tardé à tomber : trois commerces ont été immédiatement fermés, dont un à Anosibe et deux autres au marché de Namontana, tandis qu’un grossiste au marché d’Anosibe a vu ses marchandises mises sous scellé en raison des infractions commises. Celles-ci portent principalement sur l’absence de documents, notamment les factures à l’achat des marchandises, et les hausses injustifiées des prix aux consommateurs.

Provisions. Cette démarche vise avant tout à éviter les flambées des prix et les spéculations face à la menace de coronavirus qui inquiète les consommateurs. Dans les grands marchés à ciel ouvert, comme dans les magasins de grande distribution et dans les épiceries de quartier, les consommateurs ont commencé à faire des provisions en prévision d’une éventuelle mesure de confinement si jamais le Covid-19 venait à s’introduire à Madagascar et à faire des victimes, comme c’est déjà le cas en Europe, après la Chine et plusieurs autres régions du monde. A Antananarivo en particulier, l’heure n’est pas encore à la grande ruée vers les rayons de PPN. Il se trouve toutefois que les provisions sont constituées petit à petit dans les ménages. Le riz, l’huile, le sucre, la farine et les pâtes figurent parmi les produits ayant connu les plus grandes hausses en termes de vente. Cependant, la majorité des ménages, parmi les plus pauvres, n’ont pas les moyens de faire la moindre provision. Vivant au jour le jour, ces ménages n’ont d’autre choix que de faire leurs achats de nourritures et de PPN en fonction des gains journaliers. La moindre hausse de prix les pénalisera. Les autorités ont ainsi assuré que les stocks de PPN et de nourritures sont amplement suffisants pour au moins six mois. Il reste à en gérer le circuit, afin qu’il n’y ait pas de valses des étiquettes qui donneront le tournis aux consommateurs.

Hanitra R.

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