Epidémie de dengue : Environ deux mille cas, zéro décès

Comme le paludisme, la dengue se transmet également par la piqûre de moustique.

Des cas de dengue ont été observés depuis le mois de janvier de cette année. La flambée, elle a commencé mi-avril dernier.

L’épidémie de dengue qui sévit actuellement dans la partie ouest du pays est un poids de plus pour le système de santé malgache déjà malmené par la pandémie de Covid-19. Une situation qui a provoqué une certaine psychose dans la ville des Fleurs (Mahajanga) qui serait actuellement le foyer de l’épidémie. Les statistiques obtenues le 6 mai dernier font état d’environ 2 000 cas depuis le mois de janvier 2020. Joint au téléphone pour un point de situation, le Dr Lamina Arthur Rakotonjanabelo, directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique d’expliquer que « l’épidémie est actuellement en pleine évolution. Nous ne sommes pas encore en mesure de dire ce qu’il en adviendra. Ce qu’il faut faire c’est de se protéger autant que possible en suivant les consignes et mesures entrant dans le cadre de la lutte contre la maladie ». Le Dr Lamina Arthur Rakotonjanabelo de poursuivre : « les premiers cas de dengue ont été observés depuis le mois de janvier 2020, mais la flambée des cas a commencé à la mi-avril de cette année ». Si le nombre des cas est actuellement aux environs de 2 000, nous ne déplorons toutefois pas encore de perte humaine si l’on s’en tient toujours aux explications du directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique. Les pertes humaines pouvant survenir lorsque des personnes sont atteintes de la dengue dans sa forme sévère.

Ripostes. L’entretien téléphonique avec le Dr Lamina Arthur Rakotonjanabelo a également permis de savoir que des actions de riposte ont été menées depuis mardi 5 mai dernier. Comme l’a expliqué notre interlocuteur, « les actions de ripostes se basent surtout sur l’élimination du vecteur de la maladie que sont les moustiques ». Ce qui s’est manifesté par « la demi-journée chômée organisée à Majunga mardi dernier, et dont l’objectif était d’assainir tous les ménages de la ville afin d’éradiquer les œufs des moustiques présents, aussi bien dans les buissons que dans les petites collections d’eaux stagnantes ». Comme l’a expliqué le Dr Lamina Arthur, « le moustique responsable de la propagation de la dengue se développe dans les petites collections d’eaux que l’homme peut lui-même faire autour de son foyer. La meilleure façon d’en finir avec la propagation de la maladie consiste donc à les éradiquer à la base ». Outre la demi-journée d’assainissement, les actions de riposte menées par le ministère consistent également à « isoler toutes les personnes ayant contracté la dengue ». « On fait en sorte de les protéger des piqûres de moustiques afin de casser avec la chaîne de transmission de la maladie », avance le ministère de la Santé publique. Avec les diverses crises qui sévissent actuellement, le système de santé publique malgache va mal. L’épidémie de dengue frappe dans la partie Ouest du pays pendant que le paludisme fait des centaines de victimes dans la partie Sud. Avec ces fléaux qui s’ajoutent à la pandémie de Covid-19, il y a vraiment de quoi devenir dingue.

José Belalahy

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Rajouter de l’anxiété à l’anxiété, est-ce vraiment raisonnable ? Il n’y aucun sens à isoler les personnes frappées par la dengue, celle-ci n’étant transmissible que par piqûre. Ou les informations relatées ici auraient-elles été interprétées ?..

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.