Etablissements scolaires privés : Directeurs d’écoles et enseignants montent au créneau

Les établissements scolaires privés sont… privés de ressources depuis le début de la crise sanitaire. (Photo d’archives)

Des bruits de casseroles pour manifester leur désarroi. Les enseignants des établissements scolaires privés sont montés au créneau le week-end dernier pour se faire entendre.

Un appel au secours qui s’adresse aux responsables gouvernementaux et au chef de l’Etat face à la situation des directeurs et des enseignants des établissements scolaires privés qui affirment ne plus avoir de quoi vivre, en dépit de la reprise des cours depuis le 22 avril 2020 pour les élèves des classes de 3e et terminales qui passeront le BEPC et le baccalauréat, et depuis le 27 avril 2020 pour les élèves de 7e qui passeront le CEPE. Dans l’impossibilité de percevoir les écolages des élèves, les cours n’ayant pas pu se tenir pour cause de confinement, les établissements scolaires privés ne sont plus en mesure de payer les salaires des enseignants.

Arriérés d’écolages. Les directeurs et les enseignants des établissements scolaires privés réclament notamment une aide de l’Etat, s’estimant particulièrement vulnérables dans le contexte de confinement depuis un mois, et même depuis le déconfinement progressif. La reprise des cours pour l’ensemble des classes n’étant pas encore à l’ordre du jour, les établissements scolaires ne sont pas en mesure de disposer de l’ensemble de leurs revenus, intégralement ou presque, issus des écolages. « D’autant plus que les parents d’élèves, eux aussi confrontés à des situations de chômage survenues depuis le confinement, ne sont plus en mesure de payer les écolages. Il y a ainsi peu de chances que les écoles recouvrent rapidement les arriérés d’écolages », expliquent les directeurs d’écoles, réunis avec des enseignants du privé à Ankasina, le week-end dernier.  

Compensation. Ces professionnels de l’enseignement privés réclament ainsi une compensation de la part de l’Etat, d’une valeur équivalente à deux mois de salaire, soit les salaires non perçus durant la période de confinement.  Ils donnent 72h à l’Etat pour proposer une solution, ainsi qu’une initiative par rapport au paiement des loyers des écoles privées, la majorité d’entre elles étant locataires. « Un décret permettant aux écoles privées locataires de leurs locaux d’échelonner le paiement des loyers, pourrait peut-être résoudre une partie du problème, comme cela a été fait pour le paiement échelonné des factures de la JIRAMA ». Quant aux examens officiels, ces responsables d’écoles et enseignants réclament leur report.

Hanitra R.

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