Sans abris d’Antananarivo : La problématique de la réinsertion sociale

Les travaux de réhabilitation du centre d’hébergement provisoire des sans-abris situé à Anosizato vont bon train.

Le centre d’hébergement provisoire des sans-abris d’Anosizato a une capacité d’accueil de 300 personnes si la ville des milles compte plus d’un millier de sans-abris. Le centre en question entend permettre une réinsertion sociale effective de ses bénéficiaires. 

Les sans-abris se rencontrent d’une ruelle à l’autre de la capitale malagasy. Des personnes, familles qui n’ont nulle part où aller et qui investissent les endroits comme les marchés, les rues et ruelles, les trottoirs quand il fait nuit. Le centre d’hébergement provisoire des sans-abris situé à Anosizato est actuellement en pleine réhabilitation. Une initiative qui est le produit de la signature d’un accord de partenariat entre la Commune Urbaine d’Antananarivo et la fondation Axian la semaine dernière. Devant abriter les sans-abris d’Antananarivo durant un certain moment, le centre se trouve donc le refuge par excellence pour les personnes concernées. Outre la qualité de refuge, le centre entend également « mettre en œuvre des programmes de réinsertion sociale, afin d’éviter le retour dans les rues et ruelles des sans-abris ». « Des programmes de formation devraient être mis en place afin de doter les sans-abris d’outils nécessaires et de changer de vie une fois le passage au centre terminé », a-t-on fait savoir lors d’une visite sur terrain organisée par les deux parties à Anosizato mercredi dernier. « On va faire appel à des associations qui sont spécialisées en matière de formation pour qu’elles puissent donner des formations pertinentes à tous les bénéficiaires du centre », a-t-on également expliqué. Aucun planning de formation n’est toutefois effectué actuellement mais, cela ne saurait être long si l’on se réfère toujours aux explications données mercredi dernier.

Itinéraire. Outre les programmes de formations, la définition d’un parcours de vie entre les responsables du centre ainsi que les sans-abris eux-mêmes seraient également prévus afin d’éviter la rechute des bénéficiaires. Ces derniers devraient ensuite être redirigés vers des associations qui ont beaucoup plus d’expériences en matière de réinsertion. Lesdites associations vont ensuite se charger de leur réinsertion sociale sur le moyen et long termes. Il conviendrait de noter que neuf semaines de travaux devraient permettre au centre d’hébergement provisoire des sans-abris d’Anosizato, d’avoir une peau neuve. L’opérationnalisation quant à elle est fixée le jour même du « 26 juin ». Si le partenariat entre la Fondation Axian et la commune urbaine d’Antananarivo va durer cinq ans, la limite de la capacité d’accueil du centre d’hébergement provisoire des sans-abris d’Anosizato fait toutefois poser des questions sur la situation des milliers de sans-abris de la capitale. Qui plus est que les actions sociales menées dans les rues, ruelles et places de la ville, devraient bientôt être interdites. La CUA avance étudier l’idée de construire un autre centre d’hébergement. Avec ces infrastructures, les faits sont toujours là, il suffit juste de sortir de chez soi pour voir dans quelles conditions vivent les sans-abris d’Antananarivo.

José Belalahy

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. « Les pauvres n’ont rien à foutre sur cette terre ». C’est méchant mais il faut juste ne pas le prendre au premier degré.

  2. Et les pauvres qui habitent dans les bidons villes et AMBANY TANANA ,sans eaux courantes ni toilettes , sans travail ,sans ressources DEPUIS DE NOMBREUSES ANNEES,que fait-on pour eux ?

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