Opération Avotr’Aina : 600. 000 personnes ciblées à Antananarivo, Moramanga et Toamasina


34% seulement de la population d’Antananarivo disposent de dispositifs de lave-mains avec eau et savon.

L’eau et l’hygiène ont des places prépondérantes dans la lutte contre le Covid-19. 

« Les actions de réponses rappellent inévitablement l’importance de l’Eau, l’Assainissement et l’Hygiène dans toutes les actions de réponse contre covid-19. Les mains constituent l’une des principales voies de contamination de l’infection du Covid-19. De ce fait, le lavage des mains à l’eau et au savon constitue l’un des moyens les plus efficaces de prévention ». Ce sont là les propos de Voahary Rakotovelomanantsoa, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène lors du lancement de la campagne Avotr’Aina à la mairie d’Analakely hier. Une campagne devant permettre « un meilleur accès à l’eau potable et une meilleure hygiène sont lancées dans trois villes pour les trois prochains mois » et qui devraient « bénéficier 600. 000 personnes dans les villes d’Antananarivo, Moramanga et Toamasina ». Initiée par le ministère de tutelle, en partenariat avec l’Unicef et ses donateurs, la campagne est financée à hauteur de 470. 000 dollars USD, a pour principal objectif de réduire la propagation du Covid-19. Ce, en favorisant l’approvisionnement en eau potable des personnes ciblées par la mise en place d’un tarif subventionné de 20 Ar pour le bidon de 20 litres à Antananarivo, et 50 Ar pour Toamasina. La fourniture de dispositifs de lavage des mains avec du savon dans 2.500 lieux publics et la distribution de savon pour 200. 000 personnes dans 40. 000 ménages les plus vulnérables vis-à-vis du Covid-19 figurent également parmi les actions à entreprendre durant la campagne Avotr’Aina. 

Antananarivo. Bénéficie d’autres mesures dans le cadre de la campagne Avotr’Aina. Entre autres, le renforcement des messages sur les gestes barrières et le lavage des mains dans les transports publics, la dotation des intrants HTH et EPI pour la campagne de désinfection de 12. 500 véhicules assurant le transport public ou encore la fourniture de masques lavables pour les 21. 000 chauffeurs et receveurs œuvrant dans le secteur du transport public. Ce qui devrait réduire de façon considérable les risques liés à la propagation du virus présentés par l’utilisation des transports publics étant donné la promiscuité des usagers. Avec de telles actions à entreprendre, la campagne devrait constituer une réponse à la situation préoccupante de l’hygiène dans la capitale malagasy d’un côté mais également dans les villes de Toamasina et de Moramanga de l’autre. 

Recueillis par José Belalahy

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