Formation professionnelle : Les cours à distance sur le devant de la scène en temps de crise

(photo d’archives)

Asphyxiés par l’arrivée du Covid-19, les universités et les centres de formation professionnelle n’ont eu d’autres choix que de fermer leurs portes. Mais au bout de quelques mois de suspension totale de leurs activités, l’idée d’offrir une formation à distance est vite apparue, ici comme ailleurs.

En naviguant sur les sites internet des universités étrangères, on peut remarquer que les cours en ligne et à distance sont mis en avant durant cette crise sanitaire. Il existe même des formations entièrement à distance qui peuvent conduire à un diplôme de Licence, Master et Doctorat. Même chose pour les universités et institutions privées malagasy ; des offres de cours à distance sont désormais accessibles. Toutefois, il faut disposer d’une très bonne connexion Internet et des matériels nécessaires pour participer à ces cours, et ce sans parler des frais de scolarité y afférents. Ce qui pose encore problème pour une partie de la population qui ne dispose pas toujours d’un ordinateur permettant un échange fluide par Internet.

Frein pour les frais. Ces cours à distance représentent une aubaine pour les étudiants malagasy qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour assurer un déplacement  à l’étranger en tant qu’étudiant. Mais malgré cela, les frais restent très élevés par rapport au revenu annuel d’un citoyen lambda. Il y a également la valeur du diplôme délivré qui suscite l’interrogation des futurs étudiants sur les forums. Selon quelques témoignages, les recruteurs accorderaient moins de crédit à un diplôme obtenu suite à une formation à distance, jugeant le niveau de l’étudiant insuffisant par rapport à un autre qui a suivi une formation présentielle à l’université.

Néanmoins, cela ne semble pas freiner l’engouement des étudiants malagasy vers les formations à distance proposées par les universités étrangères. La raison principale à cela est la qualité du contenu et la grande variété des filières accessibles offertes par les universités étrangères et qu’on ne trouve pas encore dans les établissements nationaux.

Anja RANDRIAMAHEFA

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.