Crise sanitaire : La Grande braderie du Covid-19

Augmentation des offres immobilières à Antananarivo. (photo d’archives)

La crise sanitaire commence à peser lourd pour les habitants des régions touchées par le Covid-19. Sans rentrée d’argent stable et suffisante depuis plusieurs mois, certains ménages commencent à proposer à la vente les biens à leur disposition pour gagner de quoi tenir la tête hors de l’eau. Ainsi, des offres de vente de meubles, véhicules, mobiliers, vêtements, jouets pour enfants ou encore de biens immobiliers inondent les réseaux sociaux et les plateformes de vente en ligne ces dernières semaines. « Pour l’instant, je n’ai d’autres choix que de commercialiser les objets qui peuvent me rapporter de l’argent. J’en achèterai d’autres quand la situation se calmera et si j’en ai les moyens. Bien évidemment, c’est dur de se séparer de ces matériels qui sont le fruit de plusieurs années de dur labeur, mais a-t-on le choix ? C’est soit cela, soit ne pas manger », regrette Rina, lui qui vient de conclure la vente de son équipement de studio puisque sa petite entreprise ne tourne plus depuis l’arrivée de la pandémie à Madagascar. Et à en juger par la progression du nombre des offres de vente de maisons et de véhicules publiées en ligne, il n’est pas le seul.

A quel prix ? Parmi ces personnes qui cèdent leurs biens, on peut remarquer qu’ils ne sont pas tous des professionnels de la vente. Pour tout dire, une grande partie d’entre elles le fait à contrecœur et est totalement novice dans la démarche. Aussi, par rapport au prix de vente, chacun y va de sa propre analyse et prospection. Tantôt, les prix de vente sont excessivement élevés, tantôt les biens sont bradés dans l’espoir de trouver un acquéreur le plus rapidement possible étant donné l’urgence de la situation. Néanmoins, on ne peut pas affirmer que la crise sanitaire a réellement impacté le prix sur le marché.

Pas d’acheteur. Mais le petit souci, c’est qu’on a beau faire des offres de vente, en situation de crise, le plus grand nombre est affecté et les acheteurs se font rares. Ceci dit, il y a toujours les plus fortunés qui sont en quête d’opportunités rares même si la plupart des ménages moyens se contentent d’avoir l’eau à la bouche devant les offres alléchantes qui se présentent devant leurs yeux, ne disposant pas de la somme nécessaire pour acheter et encore moins d’un revenu mensuel suffisant pour contracter un prêt auprès des organismes financiers. Bref, une situation qui n’est pas vraiment nouvelle à Madagascar mais qui devient plus difficile à vivre durant les crises traversées par le pays.

Anja RANDRIAMAHEFA

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Oui c’est vrai que la crise frappe mais les malgasces aussi sont malins et essayent de vendre les mauvais choses pour tromper l’acheteur !

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.