Centre Médical Covid-19 Andohatapenaka : Plus de dépistage dans 48 h si la demande du personnel médical n’est pas satisfaite

Hier matin, le personnel médical du CMC Andohatapenaka s’est exprimé devant les journalistes au sujet du manque d’EPI et le non-paiement de leur indemnité de risque.

Une énième revendication du personnel médical sur le front dans la lutte contre le coronavirus est apparue au sein de l’équipe du Centre Médical Covid-19 du village Voara Andohatapenaka. « Pas assez d’EPI, pas d’indemnité de risque et pas de prime depuis le début de la crise » selon le porte-parole de l’association du personnel médical. « Notre revendication ne signifie pas que nous ne voulons pas travailler. Nous demandons juste le paiement de nos indemnités de risque conformément à ce que le gouvernement a déclaré lors de nombreuses interventions télévisées » a tenu à préciser le porte-parole de l’association du CMC, Jacquelin, chauffeur d’ambulance auprès du centre. Il a également affirmé qu’ils sont très nombreux à ne pas avoir reçu la moindre indemnité de risque depuis le début de cette crise sanitaire. « Cette demande est faite aux noms de tous nos confrères qui travaillent d’arrache-pied dans les hôpitaux de la Capitale ; au CHUJRA, à l’hôpital de Befelatanana et dans les hôpitaux manara-penitra » a-t-il annoncé aux journalistes. La seule prime obtenue par certains d’entre eux resterait celle donnée par l’OMS qui commence à dater toujours d’après ce dernier. Aussi, si cette demande n’est pas satisfaite dans les prochaines 48 heures, ils riposteront en refusant le dépistage des nouveaux cas et ne s’occuperont plus que des cas graves au sein de ce centre.

Affecté ou remercié. Toujours par rapport à cette revendication, un membre du personnel aurait aussi été retiré de l’équipe, vendredi dernier, pour avoir participé à ce mouvement de revendication du personnel du CMC. L’association a tenu à dénoncer les menaces qui pèsent sur eux. « Nous n’acceptons pas les menaces d’affectation ou de licenciement pour tous ceux qui demandent leurs droits » ont-ils clamé ensemble. Par ailleurs, le manque d’EPI et d’équipements serait toujours d’actualités pour les agents de santé. « Nous avons une sur-blouse pour deux personnes alors que la norme dit que nous devons la remplacer à chaque fois que nous quittons un malade » a expliqué Jacquelin.

Rappelons que le Centre Médical de Covid-19 du village Voara Andohatapenaka reçoit en moyenne plus de 300 cas par jour et compte une trentaine d’agents qui sont pour la plupart issus du ministère de la Santé publique, réquisitionnés afin de faire face à cette lutte nationale. Ils ne demandent pas une somme précise pour l’indemnité de risque et la prime, ils aimeraient juste un minimum de considération de la part du gouvernement vu le risque qu’ils encourent chaque jour en se rendant sur leur nouveau lieu de travail.

Anja RANDRIAMAHEFA

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  1. · Edit

    Nefa iry zalah tsy miasa sur terrain sy any ambony latabatra any mahazo volabe tsy toko tsy foroana,Mampalahelo

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