Système de santé : Contrôle inopiné du ministre de la Santé au CHU JRA

Depuis toujours, la qualité de la prise en charge au sein des hôpitaux publics malgaches fait l’objet de plusieurs plaintes. Aussi, le ministre de la Santé publique a décidé de programmer une descente surprise au centre hospitalier universitaire Ravoahangy Andrianavalona hier, afin de voir ce qu’il en est réellement.

Lors de sa descente au CHU JRA, le ministre de la Santé publique, le Pr Hanitrala Jean Louis RAKOTOVAO, s’est particulièrement intéressé au service des urgences et de réanimation. Différents points ont fait l’objet de contrôle, à savoir la qualité des prises en charge et d’accueil des patients, la corruption au sein du service, la salubrité des infrastructures, et l’organisation. « Nous sanctionnerons sévèrement ceux qui seront pris en train de faire de la corruption au sein de ce service », a prévenu le ministre. Il a également dit qu’une enquête allait être ouverte au niveau des services de comptabilité des grands hôpitaux, car la gestion des finances doit être améliorée. Par ailleurs, la rénovation des services des urgences du CHU JRA est déjà en cours et le ministère de la Santé publique envisage d’en faire un modèle pour les établissements hospitaliers de Madagascar. Les pansements seront gratuits pour les patients des services des urgences de cet hôpital dans le but d’alléger les charges de la population selon le ministre.

Réanimation.  Le service de réanimation néphrologique du CHU JRA n’a pas échappé au ministre de la Santé. Ce dernier a affirmé que l’Etat penche actuellement sur la création d’un centre pour la greffe rénale en notant que les maladies des reins touchent beaucoup de Malgaches. C’est la même chose en ce qui concerne les services de réanimation médicale et toxicologie clinique. La qualité de la prise en charge et les matériels ne sont plus adéquats d’après le ministre qui promet une rénovation des services. Mais outre les services des urgences, la qualité et l’organisation au niveau des établissements hospitaliers publics en général laissent à désirer. Mobiliers vétustes, absence de dispositifs pour recevoir les patients, des médecins peu sérieux dans certains services, un niveau de corruption assez élevé, et manque de matériels et d’équipements respectant les normes, laissent certains visiteurs sans voix. Tout cela devrait être amélioré mais cela va certainement prendre du temps pour tout remettre au goût du jour.

En attendant, le ministre de la Santé publique est déterminé à faire avancer les choses en disant publiquement qu’il va porter un regard veillant sur tous les services des urgences dans les hôpitaux malgaches.

Anja RANDRIAMAHEFA

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