Commission stratégique secteur taxi : Chasse aux taxis-moto et aux faux taxis-ville au sein de la CUA

Des scooters utilisés comme taxis-moto ont été embarqués dans les camions de la municipalité. (Photo : CUA)

Après la création officielle au début du mois d’octobre de la Commission stratégique secteur taxi (CSST) au sein de la CUA, chargée d’assurer les concertations pour l’amélioration du secteur taxi ; la première opération en collaboration avec la brigade mobile ne s’est pas faite attendre. Hier, les deux entités sont parties sur terrain afin de procéder au contrôle des taxis-ville mais aussi de saisir les taxis-moto.

L’opération a eu lieu dans plusieurs quartiers du centre-ville : Ankazomanga, 67 ha, Tsarasaotra,  et Ankadimbahoaka, selon ce qu’a rapporté la municipalité dans son communiqué. Une opération qui a porté ses fruits puisque plusieurs taxis-moto et taxis-ville ont été saisis par l’équipe de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Toujours selon la CSST, cette opération se poursuivra dans les prochains jours sur l’ensemble du territoire de la CUA. Notons que les taxis-moto n’ont jusqu’à présent pas obtenu l’autorisation de transporter des passagers à titre de transport en commun. Quant aux taxis-ville, bon nombre d’entre eux n’ont pas de licence et exercent illégalement. En tout cas, ceux qui ont été pris interpellés seront immédiatement sanctionnés, si l’on se fie à la publication des responsables au niveau de la CUA.

Objectifs de la mairie. Lors de la création de la Commission stratégique secteur taxi et de la brigade mobile, le maire Naina Andriantsitohaina avait fait savoir que la mise en place de ces deux entités faisait partie de ses objectifs, car elles permettront de lutter efficacement contre le non-respect de la loi et l’amélioration de la circulation dans la capitale. Rappelons que n’importe quelle remarque peut être transmise à la CSST ou à la brigade mobile par téléphone.

Les faux taxis. Face à la faible demande du marché du travail, mais aussi pour diverses raisons d’origine économique et sociale, Antananarivo a dû faire face à l’émergence de ces activités illicites – taxis-moto, faux taxis, commerces de rue, etc. – depuis plusieurs années. Aujourd’hui, les autorités souhaitent remettre de l’ordre dans la capitale, mais cette mission est loin d’être facile. Le manque de compétence d’une grande partie de la population, le faible niveau d’éducation, et les nombreuses années à vivre dans la facilité sont autant de points qui rendent compliqué le redressement de la ville des Mille. Aussi, lorsque la population est mise sous pression, les échanges deviennent vite musclés entre cette dernière et les autorités.

Anja RANDRIAMAHEFA

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