Lutte contre la détention provisoire abusive : Garantir l’accès aux deux prisons de Madagascar

(crédit photo : Princy)

Depuis 2017, la fédération internationale des ACAT (Associations caritatives à Antananarivo) a décidé d’oeuvrer dans la prévention de la torture et des mauvais traitements à Madagascar. Elle s’est donc focalisée sur la lutte contre le recours abusif à la détention préventive, jugée comme facteur de la surpopulation carcérale au pays. Après une première phase qui s’est étendue de 2017 à 2020, le projet a été prolongé pour 36 mois de plus et s’étendra à une nouvelle prison cible qui n’est autre que celle d’Ambalatavoahangy, Toamasina, outre la maison centrale d’Antanimora. Cette deuxième phase du projet a été lancée hier au Carlton Anosy en présence des acteurs engagés dans cette cause comme l’Agence Française de développement ou encore le Brot für die Welt. Grâce à la « Détention Préventive Abusive, Phase II », FIACAT et ACAT espèrent le soutien des autorités et des partenaires et la sensibilisation des différents acteurs ainsi que du grand public. Selon les explications entendues lors de la cérémonie d’hier, les résultats de la première phase du projet auraient été probants malgré la crise sanitaire. D’ailleurs, les efforts de tous les responsables ont été loués. « Seulement moins de 100 cas positifs à la Covid-19 ont été répertoriés en milieu carcéral sur plus de 27 000 détenus. Ce qui témoigne de l’efficacité des mesures prises par l’Etat », pouvait-on entendre de la coordinatrice nationale du projet. Néanmoins, il faut maintenir les efforts face à la hausse du taux de criminalité et l’augmentation du nombre de la population, deux facteurs qui pourraient entraîner la surpopulation carcérale.

Anja RANDRIAMAHEFA

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