L’UNAPHAM au centre Les Orchidées Blanches à Androhibe : Journée portes ouvertes des associations pour les personnes handicapées mentales

L’UNAPHAM compte 22 associations membres, mais 17 seulement ont pu se joindre à la Journée portes ouvertes qui s’est tenue à Androhibe.

Le mercredi 04 novembre 2020, 17 associations membres de l’Union Nationale des Associations pour les Personnes Handicapées Mentales de Madagascar (UNAPHAM) ont organisé au centre Les Orchidées Blanches à Androhibe une journée portes ouvertes pour mieux faire connaître au public l’univers des personnes souffrant d’un handicap mental. « Malheureusement, dans notre pays, beaucoup de personnes ne sont pas au courant ou font exprès d’ignorer la situation des personnes et surtout des enfants avec un handicap mental », a regretté Hery Clément Rambeloson, président national de l’UNAPHAM. C’est une des raisons qui expliquent pourquoi ils ont décidé d’organiser cet événement. La situation des centres pour personnes avec un handicap mental demeure encore très précaire à Madagascar, « souvent, le personnel manque de formation adéquate pour bien s’occuper des enfants avec des handicaps, or cette tâche est connue pour ne pas être facile. Les centres ne peuvent également pas survivre sans la contribution financière des parents, mais nous savons que tous les parents n’ont pas les moyens de participer. Face à toutes ces difficultés, nous avons invité des membres du gouvernement à l’événement afin qu’ils puissent constater d’eux-mêmes nos conditions de travail », a expliqué le président national de l’UNAPHAM.

Les rejetés. A Madagascar, les enfants avec un handicap mental n’ont pas d’autres choix que de rejoindre les centres spécialisés pour espérer recevoir une éducation et un enseignement. « La majeure partie du temps, les établissements scolaires les rejettent parce qu’ils perturbent la classe, parce que les parents des autres enfants et les enseignants s’en plaignent », toujours selon Hery Clément Rambeloson. Cependant, les centres ne sont pas suffisants pour tous les accueillir, sans parler du manque de moyens puisque l’éducation de ces personnes est assez spécifique. En tout cas, via cet événement, l’UNAPHAM espère une prise de conscience à la fois de la communauté mais aussi des dirigeants sur l’avenir de ces enfants qui n’ont rien demandé.

Anja RANDRIAMAHEFA

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