Apatrides : Baisse de leur nombre

Acquérir une nationalité n’est pas chose aisée pour de nombreux peuples de par le monde. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) y réflechit attentivement et imagine le calvaire que vivent les apatrides qui existent, encore, à travers le monde : privation, discrimination, droit fondamental bafoué. Joints au téléphone, les responsables de communautés Khoja et Bohra de Toliara et de Morondava répondent : « qu’il n’y en a plus tellement, comme avant ». Le nombre des apatrides a diminué ces derniers temps. Certains ont obtenu des cartes nationales d’identité (CIN) moyennant cinq mille ariary. En effet, cela semble facile d’obtenir une nationalité en achetant une CIN, jusqu’au moment où les autorités demandent le certificat de nationalité. Malgré des parents malgaches, si vous portez un nom étranger, ne vous étonnez pas, on risque de vous demander un certificat de nationalité. Entre-temps, la France a aussi procédé à la naturalisation d’une bonne centaine d’apatrides à Madagascar : « les oubliés de l’Indépendance, nés avant 1960 ». Le meilleur moyen d’acquérir la nationalité malgache est de faire appel à la loi 2016-038. Cela est plus facile en suivant les instructions. Actuellement, la majorité des apatrides résidant dans les communes rurales. Ignorant les procédures administratives, beaucoup n’ont pas encore leurs actes de naissance. Sans cette pièce essentielle, il est impossible d’obtenir la CIN, sauf évidemment si l’on a recours à la fraude, et que l’on soit prêt à être inculpé pour : « faux et usage de faux ».

Charles RAZA

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.