Crise de l’eau : Antsiranana a soif

Le robinet reste ouvert dans l’espoir de voir l’eau rejaillir. (photo : Heridiny)

2015-2020. Cela fait maintenant cinq ans que la ville d’Antsiranana ne se lave pas les mains à cause de la pénurie d’eau. Une situation inquiétante qu’endure quotidiennement la population locale.

La crise de l’eau connaît une dimension particulière à Antsiranana, en raison de la croissance démographique importante à laquelle la ville doit faire face dernièrement. Au moment où les gestes barrières doivent être respectés, les Antsiranais sont privés d’eau. Ce qui a pour conséquence une dégradation des conditions sanitaires. En plus de cela, la pénurie d’eau favorise le retour des maladies endémiques. Les habitants se plaignent et se disent oubliés par leurs dirigeants. « Les responsables locaux ne font que se tourner les pouces, ils ne réagissent pas. Jusqu’ici, ils n’ont toujours pas proposé de solutions », a crié Abdallah, un jeune homme qui habite à Ambalakazaha, un quartier où l’eau du robinet se fait rare. « Est-ce une punition ? », se demande Tombo, un habitant d’Ambalavola.

Mais Antsiranana souffre avant tout d’un manque d’infrastructures. Les équipements de la Jirama dans la ville de Diego-Suarez sont rudimentaires et archaïques. Ils ne répondent plus à la demande de la population qui ne cesse de croître. L’infrastructure date de la colonisation, ce qui implique la difficulté d’adduction d’eau dans les quartiers. Si autrefois, la ville était considérée comme la ville de l’eau, elle est désormais confrontée à un sérieux problème. L’or bleu n’est plus à la portée de tous. Seules les personnes les plus aisées peuvent en bénéficier.

Iss Heridiny

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