Pneumonie : A l’origine d’un décès d’enfant toutes les 40 secondes

La pneumonie est responsable de 15% des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde. En 2018, plus de 800 000 enfants de cette tranche d’âge en sont décédés, dont la plupart sont âgés de moins de 2 ans, et 153 000 ont moins d’un mois.

 Plus de quatre enfants décèdent de la pneumonie toutes les trois minutes dans le monde. Cette maladie contagieuse d’origine bactérienne ou virale, principalement, a été à l’origine du décès de 808 694 enfants de moins de 5 ans en 2017 et quasiment autant en 2018. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette infection respiratoire aiguë qui affecte les poumons est la première cause de mortalité chez l’enfant. La pneumonie d’origine bactérienne peut être traitée par des antibiotiques, mais seulement un enfant malade sur trois, a accès à ces traitements.

Evitable. Véritable problème de santé publique, la pneumonie reste une maladie hautement mortelle dans de nombreux pays d’Asie et d’Afrique subsaharienne où l’on enregistre la prévalence la plus élevée. On peut pourtant éviter la pneumonie par la vaccination (notamment celle contre le Hib, le pneumocoque, la coqueluche ou encore contre la rougeole). De même, des mesures de prévention à travers des interventions simples et peu coûteuses permettent de protéger les enfants, plus vulnérables face à cette maladie : hygiène, allaitement exclusif des nourrissons, bonne alimentation des enfants. Il convient de préciser que le système immunitaire de la majorité des enfants en bonne santé, permet de combattre l’infection, tandis que les enfants au système immunitaire affaibli (cas de malnutrition ou de déficit en matière d’allaitement maternel exclusif pour les nourrissons) sont plus exposés à un risque de contracter une pneumonie.

Symptômes. Les bactéries ou virus responsables de la pneumonie affectent les poumons et lorsque la maladie survient, les alvéoles se retrouvent remplies de pus et de liquide, causant des difficultés, voire des douleurs respiratoires. Les symptômes sont identiques, qu’il s’agisse de pneumonie bactérienne ou d’une pneumonie virale. Toux, forte fièvre, difficultés respiratoires peuvent en faire partie. Toutefois, la pneumonie virale peut se manifester à travers des symptômes plus nombreux que pour une pneumonie bactérienne. La présence de ces symptômes doit toujours amener à consulter. Chez les nourrissons, leur état peut les empêcher de s’alimenter et peut également conduire à des convulsions ou à une perte de connaissance.

D’autres facteurs de risque, peuvent par ailleurs, augmenter le risque de développer une pneumonie chez les enfants, notamment le tabagisme au sein de la famille et la pollution de l’air à l’intérieur des habitations en raison d’une surpopulation ou de l’utilisation de certains types de feux domestiques : feu de bois, biomasse, etc… à l’intérieur des habitations.

A titre comparatif, la pneumonie tue plus d’enfants que le VIH/sida et le paludisme réunis. Les sonnettes d’alarme sont tirées chaque année à l’occasion de la journée mondiale contre la pneumonie, le 12 novembre.

Hanitra R.

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