Masques chirurgicaux : Lavables en machine et réutilisables 10 fois, selon une étude

L’étude, non contestée par la communauté scientifique, ne concerne toutefois que trois types de masques chirurgicaux vendus en grande surface.

Réutilisables jusqu’à 10 fois après un lavage en machine à une température de 60°C, puis passés au sèche-linge, et enfin repassés. Telle est la conclusion de l’étude menée par l’association de consommateurs en France, UFC-Que Choisir, sur des masques chirurgicaux achetés en grande surface. Selon cette étude, les masques ainsi testés conservent leur capacité de filtration : de 90% à 98% selon les normes revendiquées. Mieux, même après 10 lavages, ils affichent une meilleure performance que les masques en tissu, lesquels ont été également testés. La nouvelle ferait beaucoup de bien aux utilisateurs de ce type de masque, qui verraient leur budget réduit de dix fois. Une économie non négligeable. Il convient, cependant, de souligner que les masques concernés par cette étude sont des produits répondant à des normes fixées par le pays où ils sont vendus.

Le masque chirurgical, utilisé habituellement par les soignants en milieu hospitalier, est également utilisé par le grand public depuis le début de la pandémie de Covid-19. Dans les hôpitaux, sa durée d’utilisation est de trois à quatre heures. Ce dispositif désigné comme jetable est destiné, par définition, à un usage unique. Cette étude récente révèle cependant une réutilisabilité avérée pour les non soignants qui n’ont pas forcément besoin du même degré de protection que le personnel de santé. Bien avant cette étude, au début de la pandémie de Covid-19, d’autres chercheurs avaient déjà mentionné cette propriété du masque chirurgical et en sont arrivés aux mêmes conclusions que celles de l’étude actuelle. A noter que les types de masques ayant fait l’objet de l’étude sont censés filtrer 98 % des particules de plus de 3 microns, conformément à la norme européenne pour ce type de produits. Deux des trois types de masques testés revendiquent la norme EN 14683 (qui n’est pas celle de la majorité des masques vendus dans la rue ou en grande surface à Madagascar). Le troisième est un masque de confort ne portant aucune indication quant à la norme suivie dans le cadre de son processus de fabrication.

Une dernière étape de cette étude, permettant d’aboutir à une certitude « totale », est l’essai en vie réelle, dans la mesure où les masques testés en lavage 10 fois n’avaient été portés qu’une seule fois pendant 4 heures. Dès lors, ils sortent des normes fixées. Ils ne peuvent ainsi être autorisés qu’après une étude encore plus poussée, impliquant l’usage du produit, conformément à l’usage dans la vie réelle.

Recueillis par Hanitra R.

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