Année universitaire 2019-2020 : Raccourcie à sept mois au lieu de neuf

Le coup d’envoi officiel de l’année universitaire 2019-2020 a été donné hier à Mahajanga. Un événement qui marque le retour des activités pédagogiques auprès des universités de la Grande île après quelques mois de perturbation à cause de l’épidémie de Covid-19.

« La rentrée pour l’année universitaire 2019-2020 a été officialisée le 2 novembre dernier pour toutes les universités du pays. Nous sommes ici à Majunga pour marquer ce retour à la vie pédagogique et active dans les universités ». Ce sont là les propos d’Elia Béatrice Assoumacou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique lors d’un entretien avec les journalistes de la région Boeny en marge de la célébration de la rentrée solennelle de l’année universitaire 2019-2020 auprès du Campus Universitaire d’Ambondrona Mahajanga hier. Une célébration qui souligne la détermination du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à reprendre les activités après la période d’épidémie de Covid-19 mais surtout de ses conséquences dans ce domaine. En effet, à cause de ladite épidémie ainsi que des grèves incessantes des étudiants et des syndicats des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants (SECES) durant des années, les années universitaires ont été perturbées et retardées.

Mesures. Pour faire face au contexte actuel, les acteurs responsables des activités universitaires du pays : ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, présidents des universités, recteurs des Instituts Supérieurs de la Technologie (IST) ainsi que les divers instituts universitaires, ont opté pour la formation hybride. Celle-ci étant une « formule pédagogique qui résulte d’une combinaison d’une séquence de formations en ligne et de formations en présentiel ». « Cette disposition nous permet de satisfaire les besoins du contexte dans lequel se trouve le pays, d’un côté. Mais également, correspond aux mesures sanitaires entrant dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, de l’autre », a expliqué Elia Béatrice Assoumacou. Avant de renchérir « l’année universitaire 2019-2020 a été raccourcie à sept mois au lieu de neuf habituellement. Une décision prise de concert avec tous les acteurs de l’univers de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». Et qui va ainsi « répondre aux besoins et attentes de la situation actuelle », a-t-on expliqué hier. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, toutefois, de préciser que « l’année universitaire de neuf mois devrait reprendre à partir de l’année universitaire 2020-2021 ».

José Belalahy

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