Violences à l’égard des filles et des femmes : 4 jours de réflexion au Centre Arrupe Madagascar

Trouver des actions efficaces afin de lutter contre la violence faite aux filles et aux femmes, relève maintenant de l’urgence.

 

Face aux nombreux cas de violences à l’égard des filles et des femmes, particulièrement médiatisés ces derniers temps, il urge de réduire, voire d’éliminer ce fléau qui anéantit des vies entières, suite aux traumatismes physiques, psychologiques et sociales causés par ces violences. C’est ainsi que se tient, à partir de ce jour, et durant quatre jours (du 25 au 28 novembre 2020) au Centre Arrupe Madagascar sis dans l’enceinte de l’ECAR Faravohitra, un atelier de réflexion avec les premiers acteurs en contact avec les victimes, mais également les institutions spécialisées, afin d’identifier les origines et les causes des violences à l’égard des filles et des femmes. Ce, en partant des expériences de prise en charge des victimes et de leurs familles, des leçons tirées des mécanismes de prévention et de gestion des violences de ces acteurs.

 

Participants. Plusieurs entités, institutions expertes et société civile, figurent parmi les participants à cet atelier de réflexion : magistrats spécialisés, ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme, ministère de la Justice, UNICEF, brigade Féminine de proximité, centre d’accueil et acteurs religieux, MenEngage Madagascar, Commissaire divisionnaire de police, doctorants et psychothérapeute. « L’objectif est de mettre à l’écrit des orientations nouvelles à soumettre aux décideurs politiques et sociaux, aux acteurs de développement et aux églises », souligne alors le Centre Arrupe Madagascar, hôte de ces journées de réflexion.

Rappelons que Madagascar a déjà adopté la Stratégie Nationale de  la Lutte contre  la Violence Basée sur le Genre (VBG) avec  l’appui de l’UNFPA, et en parallèle l’UNICEF a soutenu la Stratégie Nationale de lutte contre les mariages des enfants pour l’année  2017-2024.

 

Débat de fond. Cet atelier de réflexion sera alors un espace où s’ouvrira un débat de fond avec toutes les forces vives de la nation. L’actuelle explosion du nombre de cas, rapportés dans les médias, met l’opinion publique face à une triste réalité, tandis que les statistiques du ministère de la Justice dénonce 1 cas de viol par jour en moyenne cette année, jusqu’au mois d’octobre, et 750 cas de viols répertoriés en 2019 avec 16 cas de décès. Ces dernières semaines, on assiste à une explosion du nombre de cas de violences, de viols sur mineures, voire sur des bébés, marquant les lacunes du système de protection des victimes de violences.

Hanitra R.

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  1. Castration pour les violeurs trouvés en flagrant délit !

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