Ministère de la Justice et OIF Trois jours de concertation sur l’Etat de droit et la démocratie

Un guide d’orientation pour les justiciables devrait voir le jour suite à cet atelier. (crédit photo : Princy)

Depuis mardi jusqu’à ce jour, le ministère de la Justice, les organisations de la société civile, l’Organisation internationale de la francophonie et des avocats et la police judiciaire, se concertent à “Le Hintsy” Ambohimanambola pour essayer de résoudre le problème de l’accès à la justice pour tous les Malgaches. « Tous les citoyens malgaches devraient pouvoir défendre leurs droits devant la Justice », a expliqué le directeur de cabinet du ministère de la Justice lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier ; en ajoutant que « cet atelier a pour but de voir si la Justice est accessible à tous. Si ce n’est pas le cas, nous nous devons d’en identifier les raisons et apporter des solutions concrètes ».  En recueillant tous les avis sur le sujet, le ministère de la Justice et l’OIF envisagent de sortir à la fin de cet atelier un guide d’orientation pour les justiciables, de manière à ce que tout le monde puisse accéder à toutes les procédures disponibles auprès de la Justice.

L’OIF. L’organisation Internationale de la Francophonie qui a toujours appuyé le système judiciaire à Madagascar, notamment pour le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, reste à côté du ministère dans ce programme à travers son appui financier et son expertise dans la préparation des ateliers. Selon la Représentante résidente de l’OIF à Madagascar, « il ne s’agit que du premier atelier mais nous espérons que ces activités vont se poursuivre dans le futur ». Elle a expliqué que l’OIF s’est engagée depuis plusieurs années à soutenir la démocratie et l’Etat de droit dans plusieurs pays dont Madagascar. « Nous avons plusieurs programmes dans ce domaine, un programme pour appuyer les processus électoraux, un autre pour appuyer les systèmes judiciaires, et également des programmes pour renforcer les capacités des organisations de la société civile qui œuvrent pour la démocratie et l’Etat de droit ». Quant à la situation actuelle, elle n’a pas souhaité s’exprimer, jugeant que l’OIF n’a pas le droit de se mêler des affaires internes du pays, « néanmoins, nous sommes contents de constater tous les efforts entrepris pour répondre à ces préoccupations nationales », a-t-elle dit.

Anja RANDRIAMAHEFA

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