Problème d’eau à Antananarivo : La JIRAMA annonce un retour progressif de l’alimentation pour l’axe Avaradrano

Les problèmes d’alimentation en eau perdurent dans la capitale. Seuls quelques quartiers ne subissent pas les coupures d’eau à répétition, parfois sur plusieurs jours ou semaines, voire de longs mois pour certains.

 

La société nationale d’eau et d’électricité JIRAMA, sans cesse sollicitée, affirme chercher des solutions au problème d’eau à Antananarivo. Pour l’axe Avaradrano, en particulier, des manœuvres ont été effectuées pour augmenter le débit et la pression d’eau dans le surpresseur à Nanisana, qui alimente une partie de l’Avaradrano, indique la JIRAMA. Par ailleurs, après l’équilibrage des réseaux et la recherche des fuites qui empêchent l’eau d’arriver jusque dans les robinets des usagers, il est constaté que les bornes fontaines fonctionnent à nouveau, progressivement, annonce toujours la JIRAMA. Force est cependant de constater que le débit de l’eau est encore loin d’être satisfaisant pour les usagers, qui espèrent un retour à la normale dans les plus brefs délais. Faut-il rappeler que les populations de certains quartiers d’Avaradrano, notamment Ankadikely Ilafy, sont au bord de l’explosion, et ont même projeté de manifester sur la voie publique afin d’exprimer leur mécontentement face au problème d’eau qui tarde à être résolu dans leur quartier.

De son côté, la JIRAMA fait savoir que l’installation de citernes d’eau dans les localités les plus affectées par ce problème d’eau, comme Ilafy, Antanetibe, Antsampandrano et Ambohitrarahaba, se poursuit en attendant la mise en service de l’unité de traitement d’eau conteneurisée de 100m3/h, en cours de travaux à Ambohipanja. Solutions provisoires, les citernes distribuant de l’eau aux populations des quartiers concernés, restent insuffisantes pour ces populations. Rationnée à trois bidons de 20 litres par ménage par jour dans certains fokontany, l’eau distribuée par les citernes ne satisfait pas les besoins des usagers, qui se trouvent ainsi contraints de renoncer aux tâches qui font consommer beaucoup d’eau. Les lessives et les douches sont extrêmement réduites, voire impossibles, les usagers préférant consacrer l’eau au strict minimum, notamment la préparation des repas et l’hygiène basique.

La JIRAMA assure, néanmoins que « la recherche de solutions pour les autres localités dans la même situation continue ». Seulement, pour les usagers, la situation commence à arriver à la limite du supportable. Des « projets » de manifestations dans la rue se multiplient dans plusieurs quartiers de la capitale.

Hanitra R.

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