Plaidoirie multisectorielle : Une stratégie en vue pour le développement de la petite enfance

Le directeur général de la Population, Adolphe Pilaza (à droite) incite tous les acteurs concernés à prendre leurs responsabilités.

« Ce que vivent les enfants durant leurs premières années sert de pierre angulaire pour le reste de leur vie ». C’est à travers cette phrase que le représentant par intérim du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) à Madagascar, Jean Benoît Manhes , a incité tout un chacun à prendre part au développement de la petite enfance (DPE). D’après lui, des actions peuvent être effectuées dans l’immédiat sans avoir besoin d’un financement s’élevant à des milliards d’ariary. Elles peuvent couvrir plusieurs secteurs, notamment la nutrition, l’éducation et la santé. Il a cité comme exemple le soutien parental car les niveaux élevés de stress familial ou encore la négligence en matière de soins et d’apprentissage peuvent atteindre leur potentiel de développement. « Des approches à faibles coût doivent être déjà mises en place. Pour les projets à long terme, il faudrait voir certains points concernant le cadre législatif pour faire baisser le taux de mariage précoce ou encore pour améliorer le taux de l’allaitement maternel pour les mères qui travaillent au sein des entreprises », souligne Jean Benoît Manhes. C’est pour apporter des solutions à ce problème que les entités œuvrant dans la protection des enfants se sont réunies à Ankorondrano pour l’élaboration d’une stratégie sur la DPE.

Par ailleurs, plusieurs étapes ont été déjà franchies mais des efforts restent encore à faire. Le directeur général de la Population au niveau du MPPSPF, Adophe Pilaza, a entre autres cité l’élaboration du Plan national d’action pour la nutrition (PNAN III), le Plan sectoriel de l’éducation (PSE) ou encore la politique nationale de la santé de l’enfant. La politique nationale pour la protection de l’enfant devrait sortir l’année prochaine mais le contenu dépendra encore de la restitution de l’atelier qui s’est tenu hier. « La petite enfance s’étale jusqu’à l’âge de 8 ans et elle est essentielle au développement cognitif, social, émotionnel et physique », a-t-il indiqué.

Narindra Rakotobe

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