Couverture santé universelle: Madagascar à la traîne

L’accès aux services et soins de santé tend vers un luxe pour beaucoup de Malgaches.

Avec un indice de couverture des services de la couverture santé universelle de 28 %, Madagascar fait partie des pays retardataires.

« Si l’indice de couverture des services de la Couverture Santé Universelle (CSU) est passé d’une moyenne mondiale de 45 % en 2000 à 66 % en 2017, il n’est encore que de 28 % à Madagascar ». C’est ce qu’on peut lire dans un document relatant les enjeux de la couverture santé universelle au niveau mondial, et une étude de cas sur Madagascar, signé par le cabinet de conseil Avahi. Le document indiquant que « Madagascar fait partie des pays ayant le plus de retard dans la réalisation de la CSU », la situation de la Grande île serait et préconiserait une priorisation de la mise en place de ce principe. Avec la situation d’extrême pauvreté persistante, les dépenses pour la santé sont de moins en moins accessibles aux malgaches. Les chiffres enregistrés font savoir que le coût moyen des consultations est passé de 6 000 Ar à 26 000 Ar entre 2005 et 2012. Soit, une hausse de plus de 400 % en l’espace de sept ans. Le document faisant ainsi savoir que les dépenses de santé représentent 18 % du revenu mensuel des ménages malgaches.

Loin. La mise en place de la couverture santé universelle ferait face à de nombreux défis. En effet, selon l’analyse du cabinet Avahi, « le principal défi est financier pour la Grande Île ». Se basant sur l’analyse du système de santé à Madagascar pour guider de futures réformes, l’organisme fait savoir que « la majorité des dépenses de santé à Madagascar est financée par les ménages ». Un financement de « 45 % contre 10 % par l’État », peut-on lire dans le document. Ce dernier de continuer en avançant que « le budget annuel alloué par l’État varie autour de 7,5 % du budget national ». Outre le côté financier de la chose, l’amélioration de l’accès et de la qualité des services de santé nécessiterait un renforcement urgent des infrastructures. En effet, 76 % des centres de santé publique ne disposeraient pas « d’équipement en commodité essentielle ». Sur les 2 563 centres de santé de base (données de 2015), 44 % auraient l’accès à l’électricité, 81 % auraient accès à l’eau potable, 55 % disposeraient de toilettes et 25 % auraient accès aux équipements essentiels. Dans une telle situation, la réalisation de la couverture santé universelle cadrerait bien avec l’expression malgache….« moramora ».

José Belalahy

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