UCTU : Les bus équipés de GPS pendant six mois

Contrôle et maîtrise seraient les maîtres-mots de l’initiative de mise en place de GPS sur les véhicules des transporteurs réunis au sein de la coopérative UCTU ou Union des Coopératives des Transports Urbains.

Traçabilité. C’est ce qui résume le mieux les conséquences de l’initiative d’équiper de GPS les véhicules de transports réunis au sein de l’UCTU ou Union des Coopératives des Transporteurs Urbains. Une initiative née de la signature de convention entre la Commune urbaine d’Antananarivo, la Cnaps et la société Tag Ip hier. Une initiative qui consiste à équiper les quelques 4000 taxi-Be de l’UCTU de puces de géolocalisation ou GPS. Dotés à titre gratuit grâce à la collaboration de la Cnaps pour une durée de six mois, les GPS devraient permettre d’assainir le milieu du transport urbain. Comme l’a indiqué Lova Randrianantoandro, président de la coopérative UCTU « cette initiative ne pourra qu’apporter des améliorations significatives dans le domaine du transport public urbain dans la commune urbaine d’Antananarivo ». De son côté, Bemana Rafenoarison Vigor, directeur des transports et de la mobilité urbaine auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo, y voit une opportunité de mieux « surveiller, contrôler les plans de lignes ».

Avant de noter « grâce à la mise en place des GPS, l’on pourrait facilement tracer les véhicules et savoir s’ils respectent ou non les cahiers des charges », le directeur des transports et de la mobilité urbaine de la commune urbaine d’Antananarivo explique « la commune et ses partenaires peuvent, en une heure ou une journée, suivre  la trace les circuits des lignes ».

Sécurité. L’entretien avec Bemana Rafenoarison Vigor a également permis de savoir que « les transporteurs réunis dans l’association FMA ou Fitaterana Mendrika eto Antananarivo ont déjà opté pour l’utilisation des GPS depuis près de deux ans ». Ce qui aurait permis « d’instaurer le respect des lignes ou des points d’arrêts ». Outre ces avantages, la mise en place des puces de géolocalisation sur les véhicules de transports urbains permettrait le contrôle des vitesses. Comme l’a indiqué le directeur des transports et de la mobilité urbaine de la CUA, « les limitations de vitesse ne sont pas mentionnées dans les cahiers des charges des lignes de transport urbains ». La limitation de vitesse constitue ainsi une sécurisation des usagers face à d’éventuelles dérives des conducteurs. Dans une optique d’amélioration du transport urbain, la Commune urbaine d’Antananarivo entend fusionner les plateformes de gestion des données recueillies via les puces de géolocalisation installées sur les véhicules de la coopérative UCTU et ceux de l’association de transporteurs FMA. Cela permettrait à la commune de mieux gérer et contrôler la mobilité et le transport urbains dans la capitale.

José Belalahy

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